NOUVELLES

Nucléaire: un accord, mais pas à "n'importe quel prix" pour l'Iran (négociateur)

18/08/2014 04:46 EDT | Actualisé 17/10/2014 05:12 EDT

L'Iran n'est pas prêt à payer "n'importe quel prix" pour conclure un accord nucléaire avec les grandes puissances, a affirmé lundi Majid Takht-Ravanchi, l'un des principaux négociateurs iraniens.

L'Iran et le groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine et Allemagne) ont conclu un accord intérimaire de six mois renouvelable qui est entré en application le 20 janvier. Cet accord intérimaire doit mener à un accord définitif garantissant le caractère exclusivement pacifique du programme iranien, en échange de la levée des sanctions internationales.

En juillet, l'accord intérimaire a été prolongé jusqu'au 24 novembre. Les négociations reprendront avant l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, qui s'ouvre le 16 septembre.

"Nous entamons avec de la bonne volonté la suite des négociations avec le groupe 5+1 et nous désirons aboutir à un accord (...) mais nous ne sommes pas prêts à payer n'importe quel prix", a dit M. Takht-Ravanchi, cité par l'agence Isna.

"Si l'autre partie fait également preuve de bonne volonté nous pourrons conclure un accord d'ici le 24 novembre", a-t-il ajouté.

Les deux parties semblent avoir rapproché leurs positions sur certains points, mais le fossé reste grand en ce qui concerne la dimension du programme d'enrichissement d'uranium de Téhéran et la levée des sanctions économiques internationales.

Alors que les Etats-Unis et les pays européens demandent à l'Iran de réduire son programme nucléaire par quatre, Téhéran a affirmé qu'il voulait l'augmenter par dix d'ici huit ans.

Téhéran possède actuellement 19.000 centrifugeuses, dont quelque 9.000 de première génération (IR-1) qui sont en activité.

"Les négociations auront lieu en septembre en marge de l'Assemblée générale des Nations unies et peut-être au niveau ministériel, mais auparavant il y aura des négociations bilatérales avec les membres du groupe 5+1 dont la date et le lieu ne sont pas encore fixés", a déclaré pour sa part Abbas Araghchi, un autre négociateur iranien.

Il a ajouté que "l'autre partie tout comme la partie iranienne est sérieuse pour conclure un accord".

"Il est encore difficile d'aboutir à un accord. Il y a des divergences profondes à propos de certains sujets, mais nous sommes optimistes", a déclaré M. Araghchi. "Il faut essayer de régler les problèmes avec des solutions créatives", a-t-il affirmé.

sgh/cyj/sw

PLUS:hp