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Nigeria: à cause d'Ebola, pas d'étrangers au festival culturel des Yoruba

18/08/2014 01:07 EDT | Actualisé 18/10/2014 05:12 EDT

Les organisateurs du grand festival de culture Yoruba à Osogbo, dans le sud-ouest du Nigeria, ont demandé aux personnes étrangères à la ville de ne pas venir, par crainte de propagation du virus Ebola qui a touché le pays.

Des dizaines de milliers de personnes sont attendues au festival annuel "Osun Osogbo", qui se tient vendredi à Osogbo, capitale de l'Etat d'Osun.

Toutefois, en raison de l'expansion du virus d'Ebola, qui a fait quatre morts, affectant douze personnes à Lagos, selon le ministère de la Santé, le commissaire de la Culture et la Santé de l'Etat, Ayedun Sikiru Adetona, a prévenu que le nombre de participants serait réduit cette année.

"Nous voulons que seuls les habitants d'Osogbo assistent au festival", a dit le commissaire.

"Nous pourrons accueillir des visiteurs du Nigeria et de l'étranger plus tard, losrque nous aurons vaincu ce virus mortel" d'Ebola, a-t-il ajouté.

Le commissaire de l'Etat à l'information, Sunday Akere, a ajouté que les transporteurs routiers et les membres de la milice patriotique yoruba du Congrès du peuple Oodual (OPC), -qui forment l'essentiel des spectateurs généralement- avaient été appelés à ne pas venir.

"Nous avons lancé des messages radio-télévisés pour décourager les gens de venir cette année. Nous avons aussi insisté auprès des hôtels pour qu'ils ne prennent pas de clients en ce moment", a poursuivi Akere.

Les Yoruba, majoritaires dans le sud-ouest, sont une des trois principales communautés du Nigeria, avec les Igbos dans l'est et les Haoussa dans le nord.

Tout participant au festival, que les Yoruba considèrent comme une purification traditionnelle de la ville et un temps de rencontre avec les ancêtres, sera l'objet d'un contrôle de santé: prise de température, lavement des mains avec un désinfectant, rigoureux contrôle policier pour éviter les contacts physiques entgre participants.

La déesse de la rivière Osun est considérée comme une divinité qui rend fertiles les couples qui boivent l'eau de cette rivière.

Le festival se déroule dans une forêt "sacrée", un site du Patrimoine mondial de l'UNESCO près d'Osogbo, avec des autels et des sculptures en l'honneur des divinités Yoruba.

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