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L'économie criminelle, une menace pour la Birmanie (ONU)

18/08/2014 07:34 EDT | Actualisé 18/10/2014 05:12 EDT

L'économie criminelle subsistant en Birmanie malgré les réformes lancées depuis la fin de la junte en 2011 menace le développement du pays, a averti lundi l'ONU.

"L'activité criminelle en Birmanie menace les efforts de développement", déplore l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans un communiqué annonçant un accord de coopération avec les autorités birmanes.

La Birmanie est le deuxième producteur mondial d'opium derrière l'Afghanistan et une zone importante de production de drogue de synthèse.

A cela s'ajoutent des trafics divers, du bois aux humains, dans la zone du Triangle d'Or (aux confins du Laos et de la Thaïlande, coeur du trafic de drogue) ou avec la Chine et l'Inde voisines.

La Birmanie, l'un des pays les plus pauvres de la planète, a souffert pendant des décennies de la corruption et de la mauvaise gestion économique de la junte militaire. Depuis l'autodissolution de la junte, les réformes économiques se sont multipliées, mais les obstacles à un assainissement de l'économie restent nombreux.

"Les bénéfices financiers importants générés par différentes formes de trafics en Birmanie génèrent du blanchiment et dénaturent l'économie légitime, corrompent les fonctionnaires et menacent la stabilité", ajoute l'ONUDC.

Son accord avec les autorités birmanes, courant jusqu'en 2017, couvre des programmes anticorruption mais aussi des développements alternatifs pour les cultivateurs de pavot, base de l'opium, dont la production est à ses plus hauts niveaux depuis une décennie en Birmanie.

Depuis 2011, le gouvernement du président réformateur Thein Sein, un ex-général, a multiplié les réformes économiques et politiques, entraînant la levée de la plupart des sanctions occidentales et l'arrivée des investisseurs étrangers en masse.

klm/dth/pt

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