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Irak, Syrie: Washington et Damas pas sur la même longueur d'onde contre l'EI

18/08/2014 04:06 EDT | Actualisé 18/10/2014 05:12 EDT

La diplomatie américaine a nié lundi que Washington et Damas se retrouvent côte à côte dans une lutte commune contre l'Etat islamique, au moment où les Etats-Unis bombardent des positions jihadistes en Irak et où le régime syrien fait de même en Syrie.

Refusant d'accorder quelque mérite que ce soit à l'armée syrienne qui se bat contre l'EI, le département d'Etat a toutefois reconnu que l'élimination de combattants de ce groupe ultra-radical, en Irak et en Syrie, était "une bonne chose".

La porte-parole du ministère, Marie Harf, a exprimé son "vif désaccord" face au fait que les Etats-Unis et la Syrie seraient "sur la même longueur d'onde" contre l'EI.

Elle a expliqué qu'en Irak, le gouvernement de Bagdad avait demandé une intervention américaine pour juguler l'offensive jihadiste, alors qu'en Syrie, le régime du président Bachar al-Assad serait responsable de la montée en puissance de l'EI et d'autres groupes jihadistes comme le Front al-Nosra.

Lundi, pour le deuxième jour consécutif, l'armée de l'Air syrienne a bombardé des positions de l'EI dans ses fiefs à Raqa et Alep dans le nord de la Syrie.

Dans le même temps en Irak voisin, l'armée américaine a mené 15 attaques aériennes contre des positions de l'EI aux environs du barrage stratégique de Mossoul.

Mme Harf a jugé "un petit peu trop simpliste" de comparer les deux théâtres d'opérations, tout en reconnaissant que c'était "une bonne chose que des combattants de l'EI soient éliminés du champ de bataille", que ce soit en Irak ou en Syrie.

"A long terme, nous devons éradiquer les dirigeants de l'EI, réduire leurs capacités opérationnelles, couper leurs sources de financement et les réprimer complètement", a encore argumenté la porte-parole de la diplomatie américaine.

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