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Reprise des négociations, Israéliens et Palestiniens fermes sur leurs exigences

17/08/2014 08:41 EDT | Actualisé 17/10/2014 05:12 EDT

Des discussions très indécises sur le maintien d'un cessez-le-feu précaire observé dans la bande de Gaza ont repris dimanche au Caire entre Israéliens et Palestiniens, les deux parties se montrant fermes sur leurs exigences.

"Nous n'accepterons d'accord sur un cessez-le-feu que s'il y a une réponse concrète à nos besoins sécuritaires", a déclaré M. Netanyahu à l'ouverture de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

"Pour obtenir la sécurité, il faut avant toute chose lever le blocus", lui a répondu Sami Abou Zourhi, porte-parole du Hamas.

Les discussions ont repris dimanche au Caire après trois jours d'interruption mais sans certains représentants du Hamas et du Jihad Islamique venant de Gaza et qui devraient arriver dans la capitale égyptienne dans la soirée, selon un porte-parole du groupe islamiste qui contrôle l'enclave, Sami Abou Zouhri.

La plus grande incertitude règne sur la faculté des délégués palestiniens, dont des responsables du Hamas qui contrôle la bande de Gaza, et israéliens à trouver un accord surtout sur les questions de la levée du blocus israélien ou la démilitarisation de la bande de Gaza, alors qu'un cessez-le-feu instauré le 11 août et reconduit jeudi pour cinq jours expire lundi à minuit (21H00 GMT).

- Cessez-le-feu unilatéral ? -

Israël aurait ainsi décidé samedi soir de formellement rejeter une proposition de cessez-le-feu permanent telle qu'elle lui était soumise par l'Egypte, rapportait Maariv, l'un des principaux quotidiens israéliens, en citant des sources gouvernementales.

Alors que d'intenses consultations internes étaient encore en cours de part et d'autre, des responsables du Hamas ont exprimé leur intransigeance.

"Celui (les combattants palestiniens) qui a vaincu aux frontières de Gaza (...) n'acceptera aucune des conditions de l'occupant", écrit sur sa page Facebook Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas.

Du côté israélien, le ministre du renseignement Youval Steinitz a jugé irréalistes les exigences du Hamas à ce stade des négociations.

"Nous ne pouvons pas commencer à discuter d'un port ou d'un aéroport à Gaza, ce qui reviendrait à ouvrir un +duty-free+ pour roquettes sans résoudre la question de la démilitarisation", a déclaré M. Steinitz également membre du cabinet de sécurité.

Un échec des négociations ne signifierait pas nécessairement une reprise immédiate des hostilités qui ont fait depuis le 8 juillet au moins 1.980 morts côté palestinien, majoritairement des civils, et 67 morts côté israélien, dont trois civils.

Un cessez-le-feu unilatéral "serait une bonne solution si nous voyons que sur le plan sécuritaire, l'accord proposé n'est pas satisfaisant, qu'il menace directement notre sécurité", a dit le ministre Gilad Erdan, membre du cabinet de sécurité, à la radio publique.

L'idée d'une cessation de fait des combats sans accord de cessez-le-feu est dans l'air depuis quelque temps en Israël.

L'absence d'accord laisserait les deux camps faire le décompte de leurs gains et de leurs pertes. Israël revendique d'avoir considérablement réduit les capacités de nuisance du Hamas. Mais il est critiqué à l'extérieur à cause du bilan humain causé, et pourrait l'être plus vivement à l'intérieur parce qu'il n'en aurait pas fini avec le Hamas.

- Le Hamas attendu au tournant -

Le Hamas, lui, se targue d'avoir résisté militairement à la plus puissante armée de la région. Il est cependant attendu au tournant politique de la reconstruction.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a annoncé samedi qu'une conférence internationale des donateurs pour l'Etat palestinien se réunirait début septembre en Egypte pour envisager un "plan de reconstruction" à Gaza.

Au quartier général des renseignements au Caire, les Egyptiens font donc la navette entre les délégations israélienne et palestinienne, qui outre le Hamas comprend également le Jihad islamique et le Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Selon un document auquel l'AFP a eu accès, les Egyptiens proposent un cessez-le-feu permanent et invitent à de nouveaux pourparlers dans un mois.

A l'ordre du jour seraient inscrites alors des questions épineuses comme l'ouverture d'un port et d'un aéroport à laquelle les Israéliens sont opposés, ou la restitution des corps de deux soldats israéliens morts en échange de la libération de détenus palestiniens.

La levée du blocus est une exigence palestinienne primordiale. Le document égyptien reste vague sur le sujet, ne parlant que de l'ouverture de points de passage fermés.

De son côté, Israël exige la démilitarisation de Gaza, dont ne veulent pas entendre parler les Palestiniens.

Les différentes informations filtrant du Caire font état de discussions sur: la réouverture du point de passage de Rafah avec l'Egypte; le rôle dévolu à l'Autorité palestinienne aux frontières; une extension des zones de pêche des Gazaouis; une réduction de la zone tampon à la frontière avec Israël; les modalités de transferts d'argent.

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