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Liban: les jihadistes relâchent deux policiers enlevés à Aarsal (armée)

17/08/2014 10:35 EDT | Actualisé 17/10/2014 05:12 EDT

Deux policiers libanais enlevés par des jihadistes qui avaient combattu l'armée près de la frontière syrienne début août ont été remis dimanche aux autorités, a annoncé l'institution militaire.

Ces jihadistes venus de Syrie avaient attaqué le 2 août l'armée à Aarsal et détiennent encore en otage 19 soldats et 15 policiers libanais, enlevés lors des combats dans cette localité de l'est du Liban.

"Deux membres des Forces de sécurité intérieure (FSI) ont été remis aux renseignements de l'armée dans la région de la Békaa (est)", affirme un communiqué de l'armée, sans préciser les circonstances de la libération.

Les négociations pour la libération des otages se déroulent avec la médiation de dignitaires religieux dans le plus grand secret.

Mercredi, une source informée du dossier a affirmé à l'AFP que les jihadistes réclamaient la libération de prisonniers islamistes pour relâcher leurs otages.

Selon la source, une vidéo montrant sept soldats libanais vivants a été remise aux autorités libanaises par le biais des dignitaires religieux.

"L'une de leurs principales revendications est la remise en liberté d'un certain nombre de prisonniers (islamistes) non Libanais, dont Imad Ahmad Jomaa", selon la source.

C'est l'arrestation de ce dernier, qui a prêté allégeance au groupe extrémiste de l'État islamique (EI) actif en Syrie et en Irak, qui avait déclenché les affrontements le 2 août, dans la pire flambée de violence au Liban depuis le début de la guerre en Syrie voisine.

Dix-neuf militaires ainsi que des dizaines de jihadistes et de civils ont péri dans les combats qui ont duré cinq jours dans cette localité sunnite connue pour son soutien à la rébellion contre le régime de Bachar al-Assad.

Le conflit en Syrie a exacerbé les divisions et les tensions confessionnelles au Liban. Les sunnites sont en faveur de leurs coreligionnaires qui se battent contre le régime, tandis que les chiites, emmenés par le puissant Hezbollah qui combat auprès de l'armée syrienne, sont partisans du président Bachar al-Assad.

ram/emb

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