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L'aviation canadienne se demande si elle a besoin de plusieurs types de drones

17/08/2014 03:26 EDT | Actualisé 17/10/2014 05:12 EDT
AP

OTTAWA - La mission pratiquement vieille de 10 ans de l'armée canadienne pour acquérir des avions sans pilote a été partiellement ralentie par un débat interne à savoir si l'armée de l'air avait besoin d'une ou deux flottes de drones.

Une série de réunions internes, remontant à plus de deux ans, révèlent que les planificateurs militaires ont dû revenir à leurs planches à dessin, au début de 2013, après que des consultations eurent déterminé que ce que le pays désirait accomplir avec les avions pilotés à distance était peut-être trop ambitieux pour un seul type d'appareil.

Cela a hérissé l'armée de l'air, qui avait établi ses spécifications et concepts opérationnels en fonction d'une seule flotte.

L'armée s'attend à ce que les drones permettent non seulement d'effectuer des opérations de surveillance sur le territoire national et à l'étranger, mais également de transporter des armes, tels que des missiles Hellfire, pour des frappes de précision lors de missions à l'étranger.

Une réunion d'information, préparée pour l'ex-sous-ministre de la Défense Kerry-Lynen Findlay au début de 2013, mentionnait que cinq entreprises sur huit ayant répondu à une demande d'information à l'automne 2012 proposaient des flottes mixtes.

Les documents indiquent que le gouvernement Harper était préparé à dépenser jusqu'à 3,4 milliards $ US pour acheter et entretenir les drones militaires pendant 20 ans, mais ces prix font l'objet d'une révision en fonction des délais.

Le fait que la Défense nationale n'arrive pas à faire bouger les choses ne devrait pas être surprenant compte tenu des restrictions budgétaires qu'on lui impose, a dit Philippe Lagassé, professeur à l'Université d'Ottawa et spécialiste de la défense canadienne.

Le budget et les attentes des forces aériennes pour de nouveaux appareils s'orientent souvent vers une seule flotte, et que l'industrie réponde que les attentes ne correspondent pas à la technologie a dû surprendre les décideurs.

«Est-ce que le processus devrait aller plus vite? C'est certain, a dit Lagassé. Est-ce facile à faire? Non.»

Il est difficile de bouger plus rapidement quand la Défense nationale est alourdie de tellement de projets rivaux sans ligne directrice de priorités, ajoute-il.

Une nouvelle mouture de la stratégie de la défense est en attente au conseil des ministres depuis la fin de l'automne dernier.

Les nouveaux documents soulignent l'importance de la technologie des drones, la décrivant comme «point de départ critique», sans lequel la surveillance des grands espaces du pays «sera moins efficace».

L'absence de véhicules aériens autoguidés est aussi fortement ressentie quand l'armée voit ce qui se fait ailleurs et qui pourrait être fait au Canada, notamment à l'intérieur des frontières, pour répondre à des catastrophes naturelles.

«Si la capacité de recourir aux drones existait, on l'aurait fait dans la plupart ou la totalité des récents désastres naturels», peut-on lire dans une présentation des gestionnaires du projet en avril 2013.

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