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Venezuela: la justice renonce à poursuivre 112 étudiants

15/08/2014 03:55 EDT | Actualisé 15/10/2014 05:12 EDT

La justice du Venezuela a renoncé à poursuivre 112 des 120 étudiants interpellés en mai à Caracas lors de l'évacuation d'un campement de protestation contre le gouvernement du président Nicolas Maduro, selon l'ONG Forum pénal vénézuélien.

"Ces 112-là ont bénéficié aujourd'hui d'un non-lieu", a déclaré jeudi l'avocat et militant Gonzalo Himiob, membre de cette ONG.

Les 120 étudiants avaient été arrêtés le 8 mai lors d'une opération policière visant à démanteler un campement dressé par des manifestants anti-gouvernementaux devant les locaux du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), dans l'est aisé de Caracas.

Huit d'entre eux avaient été emprisonnés, les 112 autres étant seulement soumis à des mesures de liberté surveillée dans l'attente de leur éventuel procès.

"Aujourd'hui, il nous reste à nous battre pour les huit qui restent détenus", a poursuivi M. Himiob, qui a assuré que leur procès "est sur le point de débuter".

Ces interpellations étaient intervenues dans le cadre des mobilisations anti-gouvernementales menées entre février et mai par des étudiants et l'opposition, pour protester contre l'insécurité galopante, les pénuries grandissantes et l'inflation croissante, supérieure à 60% par an.

Les manifestations avaient été émaillées de violences, qui ont fait 43 morts, des centaines des blessés et conduit à des milliers d'arrestations dans tout le pays.

Selon le Forum pénal vénézuélien, plus de 3.000 personnes ont été arrêtées durant ces manifestations, la plupart ayant été rapidement relâchées sans poursuites.

"Aujourd'hui, il reste 74 détenus", a indiqué M. Himiob. Les chiffres officiels, évoqués par la procureure générale du pays, font état de 69 détenus, dont 15 policiers.

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