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Wall Street, espérant une détente géopolitique, termine en hausse

14/08/2014 04:35 EDT | Actualisé 14/10/2014 05:12 EDT

La Bourse de New York a terminé en hausse jeudi, misant sur une accalmie des tensions géopolitiques après des propos apaisants de Vladimir Poutine et occultant des nouvelles économiques peu encourageantes: le Dow Jones s'est adjugé 0,37% et le Nasdaq 0,43%.

Selon des résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones a gagné 61,78 points à 16.713,58 points et le Nasdaq 18,88 points à 4.453,00 points.

L'indice élargi S&P 500 s'est apprécié de 0,43%, ou 8,46 points, à 1.955,18 points.

"Si on s'en tenait aux gros titres sur l'économie, il ne serait pas étonnant de voir les indices évoluer en sens inverse", a souligné Art Hogan, de Wunderlich Securities.

Aux Etats-Unis, les nouvelles inscriptions au chômage ont ainsi augmenté plus que prévu la semaine dernière, pour atteindre leur plus haut niveau depuis six semaines.

Mais c'est surtout l'économie de la zone euro qui inquiète: un an après sa sortie de récession, la région affiche une croissance au point mort, minée par le recul de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) de l'Allemagne, première économie européenne, et la stagnation de celui de la France.

Les investisseurs sont aussi préoccupés selon Art Hogan par les performances "très mitigées" des principaux groupes américains de ventes au détail depuis le début de la saison des résultats, relançant les inquiétudes sur la vigueur de la consommation aux Etats-Unis.

Le plus grand d'entre eux, le géant de la distribution Wal-Mart, a ainsi abaissé ses prévisions de bénéfice annuel en dépit de résultats trimestriels solides.

Cependant tous ces chiffres peu reluisants sur l'économie "semblent garder à distance toute inquiétude sur un relèvement (imminent) des taux par la Fed", qui ralentirait l'afflux d'argent facile sur le marché, "et alimentent l'espoir de mesures de soutien supplémentaires de la part de la Banque centrale européenne", ont souligné les analystes de Charles Schwab.

Surtout, alors que la crise ukrainienne et ses conséquences sur les économies européenne et russe "est sans doute l'un des éléments ayant le plus freiné les marchés cet été", les courtiers ont accueilli avec un certain soulagement les derniers commentaires du président russe Vladimir Poutine, a estimé Art Hogan.

M. Poutine a en effet estimé jeudi que la Russie ne devait pas "se couper du reste du monde" et était prête à faire tout son possible pour parvenir à un règlement du conflit qui grève ses relations avec l'Occident.

Sur un autre front particulièrement surveillé par les investisseurs, l'Irak, une certaine détente était également en vue avec l'annonce que le Premier ministre irakien sortant Nouri al-Maliki renonçait à s'accrocher au pouvoir et qu'il soutenait son successeur, Haïdar al-Abadi.

Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,400% contre 2,413% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,192% contre 3,241% la veille.

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