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Maroc: décès d'un étudiant en prison après une longue grève de la faim

14/08/2014 01:49 EDT | Actualisé 14/10/2014 05:12 EDT

Un étudiant d'extrême gauche emprisonné à Fès, dans le centre du Maroc, est décédé à la suite d'une grève de la faim de plus de deux mois, a déclaré jeudi le responsable d'une ONG locale.

Moustapha Meziani, 31 ans, est mort dans la nuit de mercredi à jeudi à l'hôpital de Fès, après avoir observé une grève de la faim de 72 jours, a affirmé à l'AFP Youssef Raissouni, un responsable de l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante).

Meziani avait été arrêté dans le cadre de l'enquête sur les affrontements entre étudiants marxistes et islamistes ayant fait un mort parmi ces derniers en avril sur un campus de la ville.

Hospitalisé depuis le 19 juillet, son état de santé s'était dégradé le 4 août, date à laquelle le détenu avait été "placé en réanimation", a pour sa part précisé la Délégation générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR).

"L'administration (...) a fait tout son possible pour le convaincre de cesser sa grève de la faim", a relevé le DGAPR, assurant que le détenu avait ainsi été autorisé à se réinscrire à l'université, afin de poursuivre ses études en prison.

Dans un communiqué, l'AMDH a estimé que l'Etat, le chef du gouvernement, le ministère de l'Enseignement supérieur et celui de la Santé devaient assumer la responsabilité de ce décès.

Selon la famille de Meziani, la dépouille a été transportée à Casablanca, la capitale économique, pour y être autopsiée.

D'après la DGAPR, il faisait l'objet de poursuites pour "participation à un meurtre avec préméditation".

Le 24 avril, de violents affrontements au sabre et au couteau avaient éclaté sur le campus de Dhar El Mehraz, entraînant la mort d'un étudiant islamiste.

Ce décès avait été suivi de plusieurs interpellations et avait suscité une polémique sur le thème de la violence dans les universités marocaines.

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