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France: hommage aux 9.000 parachutistes anglo-saxons largués en août 1944 dans le sud de la France

14/08/2014 02:28 EDT | Actualisé 14/10/2014 05:12 EDT

Les autorités françaises ont rendu hommage jeudi aux 9.000 parachutistes américains et britanniques largués il y a 70 ans près de Draguignan (sud), leur rappelant "la reconnaissance éternelle de la France".

Dans les premières heures du 15 août 1944, près de 9.000 parachutistes américains et britanniques, mais aussi quelques Français, furent largués au sud-est de Draguignan, entre les villages du Muy et de La Motte, prélude essentiel au débarquement sur les côtes de Provence.

"A l'ombre d'un ciel noir, dans le silence de la nuit, il pleuvait des silhouettes humaines. Il pleuvait plus que des hommes, plus que des combattants, il pleuvait des libérateurs venus rejoindre l'Armée des ombres", a salué le secrétaire d'État français chargé des anciens combattants, Kader Arif.

Les parachutés ont couvert l'arrivée de planeurs et appuyé le débarquement de l'infanterie américaine, montée à l'assaut des plages au matin, a-t-il rappelé lors d'une cérémonie au Mémorial du Mitan à La Motte, au côté de Lord Astor of Hever, secrétaire d'État britannique à la Défense.

Célébrant tout particulièrement "l'amitié franco-britannique", M. Arif a pris le soin d'évoquer l'ensemble des 450.000 combattants, dont environ 250.000 Français, venus "de France métropolitaine mais aussi d'Afrique subsaharienne, d'Afrique du Nord et des États-Unis" et ayant participé à l'opération Dragoon, le débarquement de Provence, plus de deux mois après celui de Normandie.

Des cérémonies internationales leur seront dédiées vendredi à Toulon, en présence du président François Hollande et de quinze chefs d'État et de gouvernement africains.

"Les forces aéroportées ont risqué leur vie, avant même d'arriver sur le sol par parachute ou planeur", a souligné lord Astor of Hever en saluant l'aide apportée par la population et les résistants français.

Quatre anciens combattants britanniques et quatre américains, portant fièrement leurs médailles, avaient fait le déplacement. Parmi eux, l'Américain Leo Dean, 90 ans, regrettait de devoir renoncer à sauter en parachute en raison du vent, ne pouvant ainsi réitérer son arrivée sur le sol français il y a 70 ans.

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