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Forte baisse de la clientèle dans les parcs de la SÉPAQ

14/08/2014 10:46 EDT | Actualisé 14/08/2014 10:53 EDT
cotesebastien via Getty Images

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a enregistré une importante perte de clientèle depuis 2010-2011, révèlent des données obtenues par Le Huffington Post Québec. Selon la Société, le secteur le plus touché par la baisse de fréquentation est celui des parcs nationaux, et plus particulièrement le parc national d’Oka.

En vertu de la Loi d’accès à l’information, Le Huffington Post Québec a obtenu le nombre total de visiteurs ayant fréquenté les diverses installations de la Sépaq depuis 2010-2011.

Les données démontrent que la Sépaq a connu une baisse de 600 000 jours de visite entre l'année 2010-2011 et l’an dernier.

Il y a trois ans, la Société enregistrait 6,4 millions de jours de visite dans l’ensemble des lieux dont elle a la gestion, soit les parcs nationaux, les réserves fauniques, et les établissements d’hôtellerie et de villégiature. Ce chiffre a chuté à 5,8 millions de jours de visite en 2013-2014 (voir tableau).

Une baisse que la Sépaq prend au sérieux, précise Élaine Ayotte, responsable des communications - secteur faunique. « On prend n’importe quelle baisse au sérieux, même si souvent les causes peuvent être multiples », dit-elle.

Selon la Sépaq, les parcs nationaux ont été le secteur le plus touché par la baisse de fréquentation l'an dernier. « Le facteur climatique serait très largement responsable de cet état de fait », précise Élaine Ayotte.

D’après la responsable des communications, le parc national d’Oka serait le principal fautif de la baisse de fréquentation dans l’ensemble du réseau de la Sépaq.

« La nature même du site, une plage, explique sa vulnérabilité à la température. De plus, il s'agit d'un parc qui attire un gros volume de visiteurs, dit-elle. Or, depuis 2010, ce parc est responsable de la décroissance de la fréquentation dans nos réseaux pour une proportion de 25 % à 45 %.»

Pour remédier à cette situation, la Sépaq a apporté plusieurs améliorations à ce parc, en plus d’accroître sa publicité. « Ces efforts semblent porter leurs fruits puisque la tendance serait à l'effet de retrouver un niveau de fréquentation équivalent à celui de 2012-2013 dès cette année », explique-t-elle.

La pêche attire moins

Parmi les autres facteurs, la pêche attire de moins en moins d’adeptes, selon la Sépaq, contrairement à la chasse qui gagne en popularité. « Il faut faire des efforts particuliers pour attirer de nouveaux pêcheurs », dit Élaine Ayotte. Actuellement, la moyenne d’âge des pêcheurs qui fréquentent les installations de la Sépaq est de 50 ans et plus.

Dans le même sens, le départ des Grands Feux Loto-Québec du site du Parc de la Chute-Montmorency, dans la région de Québec, a également « contribué de façon très marquée à la baisse de fréquentation en 2012-2013 », précise Élaine Ayotte.

Croissance des adeptes de plein air

Au Conseil québécois du loisir (CQL), on observe toutefois une « croissance de la pratique du plein air » depuis quelques années. Des amoureux de la nature qui, toutefois, préfèrent fréquenter d’autres installations que les parcs nationaux.

« Il y a une participation accrue au plein air en dehors des parcs nationaux qui se développe pour toutes sortes de raisons, observe Sonia Vaillancourt, directrice au développement pour le CQL. Il faut dire, aussi, que l’offre s’est beaucoup améliorée et il existe actuellement une multitude d’options, toutes très attrayantes. »

Selon Sonia Vaillancourt, il y a également plusieurs initiatives privées, associatives et municipales qui voient le jour depuis quelques années comme, par exemple : le développement de nouveaux sentiers pour le ski de fond ou encore la marche en forêt.

Tarifs trop élevés?

Du côté de la Fédération québécoise de la marche, on confirme observer, depuis quelques années, une hausse du nombre d’adeptes de plein air ainsi qu’une augmentation dans la diversité de l’offre.

Selon Pascal Boulay-Cotton, agent aux communications à la Fédération, les hausses répétées des tarifs dans les parcs nationaux ne seraient pas étrangères au développement de nouveaux lieux pour pratiquer des sports en nature.

« Les tarifs qui ne cessent d’augmenter sont une des pistes pouvant expliquer la baisse d’affluence dans les parcs de la Sépaq. Les gens se sont tournés et ont recherché d’autres lieux », observe-t-il.

L’agent aux communications explique également que la Fédération précise désormais, dans la description des pistes sur son site Internet, les sentiers pédestres où il est possible d’apporter son chien. Une demande formulée par de nombreux adeptes depuis quelques années, dit-il. Or, la Sépaq interdit d’apporter son chien dans l’ensemble de ses installations.

Rappelons que la Sépaq administre 22 parcs nationaux, 15 réserves fauniques, 10 établissements d’hôtellerie et de villégiature et l’Aquarium du Québec.

Jours de visite – Sépaq


  • 2010-2011: 6,4 millions de jours de visite
  • 2011-2012: 6,3 millions de jours de visite
  • 2012-2013: 6,2 millions de jours de visite
  • 2013-2014: 5,8 millions de jours de visite

Source: Sépaq

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