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Une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU en visite à Mogadiscio

13/08/2014 05:34 EDT | Actualisé 13/10/2014 05:12 EDT

Une délégation d'ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU est arrivée mercredi à Mogadiscio, où elle rencontrait le président Hassan Cheikh Mohamoud, a annoncé la présidence somalienne.

"Le président et le gouvernement s'entretiennent (...) à Mogadiscio avec les représentants du Conseil de sécurité de l'ONU pour discuter des progrès en Somalie", a annoncé la présidence sur Twitter.

Les entretiens se déroulent dans l'enceinte du camp fortifié de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), situé sur l'aéroport de la capitale somalienne, une des villes les plus dangereuses du monde, théâtre d'attaques - parfois spectaculaires - des islamistes shebab visant notamment les autorités somaliennes, l'ONU ou l'UA.

Les diplomates, qui sont restés cantonnés à l'enceinte surprotégée de l'aéroport, ont dit espérer la mise en place prochaine d'une commission électorale et du lancement d'une révision constitutionnelle, devant être approuvée par un référendum en 2015, suivi d'élections en 2016.

Si ce calendrier, souhaité par la communauté internationale, était tenu, ces élections serait le premier scrutin auquel serait conviée la population depuis plusieurs décennies.

"Les membres du Conseil de sécurité se tiennent prêts à appuyer le peuple et le gouvernement de Somalie pour mener à bien ce projet", a déclaré l'ambassadeur britannique à l'ONU et président en exercice du Conseil, Mark Lyall Grant, cité dans un communiqué.

La Somalie est privée de véritable autorité centrale depuis la chute en 1991 du régime autoritaire et de parti unique du président Siad Barre qui a plongé le pays dans le chaos et la guerre civile et l'a livré aux chefs de milices claniques, aux groupes armés islamistes et aux gangs criminels, notamment de pirates.

L'actuel gouvernement somalien est présenté par la communauté internationale comme le meilleur espoir de paix et de retour à un Etat en Somalie depuis deux décennies, mais il peine toujours à asseoir son autorité au-delà de Mogadiscio et de sa périphérie.

Les shebab, chassés de la capitale puis progressivement de l'essentiel de leurs bastions depuis août 2011, contrôlent toujours de larges zones rurales et restent une sérieuse menace pour la stabilité du pays. Plusieurs régions, aux mains de chefs de guerre locaux, affirment par ailleurs leur autonomie à l'égard du pouvoir central.

La délégation du Conseil de sécurité s'était auparavant rendue au Soudan du Sud, ravagé depuis décembre dernier par une sanglante guerre civile opposant le camp du président Salva Kiir à celui de son ancien vice-président Riek Machar.

La délégation a quitté Mogadiscio en fin de journée en direction de Nairobi où elle doit rencontrer les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Autorité intergouvernementale pour le Développement (Igad), organisation est-africaine qui assure la médiation dans le conflit sud-soudanais.

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