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Programmation 2014-2015 du Théâtre La Licorne : 2 mégasuccès et 10 créations s'amènent! (PHOTOS)

12/08/2014 04:28 EDT | Actualisé 13/08/2014 01:32 EDT
Benoit Tardif

Avec le retour de deux mégasuccès (Tu te souviendras de moi avec Guy Nadon et Midsummer avec Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant), la poursuite d’une tradition, 10 nouvelles créations et un échange Écosse-Québec fort attendu, le Théâtre La Licorne mise sur une programmation 2014-2015 fort attrayante.

Avec la performance de Guy Nadon dans le rôle d’un homme qui craint d’oublier et d’être oublié, Tu te souviendras de moi a été l’un des plus grands succès de la dernière saison théâtrale montréalaise. Les dirigeants de La Licorne ramènent la pièce (22 avril au 16 mai), au grand bonheur de son auteur, François Archambault. « Je trouve ça intéressant de voir un spectacle vieillir, comme je l’ai déjà vécu avec La Société des loisirs. Au lieu d’être dans l’urgence de la création, une détente va s’installer et permettre à autre chose d’émerger du texte. »

Le texte se poursuit après la galerie photos:

Lancement de la saison 2014-2015 de La Licorne

Auteur en résidence, Archambault participera à l’échange Québec-Écosse (29 septembre au 1er octobre) en traduisant l’un des quatre textes écossais inédits au Québec qui seront présentés durant l’événement. Les autres seront traduits par Fanny Britt, Catherine Léger et Maryse Warda. Il se rendra aussi en Écosse en novembre pour découvrir la version anglophone de Tu te souviendras de moi. Les pièces À Présent (Catherine-Anne Toupin) et Billy (Fabien Cloutier) y seront également jouées dans la langue de Shakespeare.

Pour couronner le tout, François Archambault assistera à la première de sa nouvelle pièce, Le dénominateur commun (13 au 31 janvier), dirigée par Geoffrey Gaquère. « Je rêvais de proposer à un auteur une rencontre avec des gens qui s’intéressent à l’âme humaine : un psychologue, une théologienne, un généticien et un physicien des particules, explique Gaquère. Dans la pièce, ils répondent à trois questions : Qui sommes-nous? D’où venons-nous? Où allons-nous? »

Fort des succès de Scotstown, Cranbourn et Billy, le polyvalent Fabien Cloutier a écrit Pour réussir un poulet (23 septembre au 1er novembre), qui suit le destin d’hommes et de femmes qui finissent par sacrifier leurs valeurs, au profit d’une maigre pitance. « C’est quelque chose d’épique de voir des gens comme eux se battre pour se nourrir et survivre, affirme-t-il. Je veux inviter les spectateurs dans un univers qui ouvre sur l’imaginaire. » Signant aussi la mise en scène, Cloutier dirigera entre autres Denis Bernard, Marie Michaud et Guillaume Cyr.

Quête identitaire, histoire de résilience, questionnements sur la valeur de la notoriété et la responsabilité des créateurs devant une catastrophe, Débris (17 février au 28 mars) permettra aux amateurs de rencontrer un peintre et une danseuse nue, après un accident dont ils sont les seuls survivants. La mise en scène a été confiée à Claude Desrosiers, bien connu pour sa réalisation de séries télé (Aveux, Les hauts et les bas de Sophie Paquin).

Dans Tribus (11 au 29 novembre), Frédéric Blanchette dirigera une histoire construite autour des enjeux de la normalité et du langage. « On suit entre autres la relation amoureuse entre deux sourds, qui nous donneront certaines scènes en langage signé, avec des surtitres pour les spectateurs. Ça crée une écoute fascinante! L’un des deux sourds a des parents auteurs, pour qui les mots ont une importance capitale. Mais on réalise que les gestes et les regards peuvent parfois exprimer notre pensée avec plus d’acuité. »

Feel-good show dont le succès ne se dément pas, Midsummer (7 au 11 avril) revient une quatrième fois à La Licorne, après une tournée pancanadienne de 60 dates qui mènera Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant de Moncton à Vancouver durant l’année.

La saison s’ouvrira avec Napoléon Voyage (15 août au 12 septembre), le récit autobiographique de Jean-Philippe Lehoux sur la quête permanente de voyage chez la génération Y. « Je jette un regard plein de tendresse sur différents coins du monde que j’ai visités. Je regarde la planète avec ma sensibilité de touriste, sans prétendre être un grand voyageur. C’est présenté en toute simplicité et avec beaucoup d’autodérision. »

Les mots du poète franco-ontarien Patrice Desbiens résonneront durant la présentation de L’homme invisible (6 au 24 octobre), un road trip théâtral sur l’identité culturelle, où les aspects francophones et anglophones d’un même cerveau seront confrontés. Les créateurs de Projet Bocal reviennent avec une œuvre de courtes scènes, Oh Lord (3 au 28 novembre), qu’ils ont tenté de résumer en mots clés : Amérique, tristesse, brun, Dolly Parton, dérision, Filles de Caleb, tristesse et grands espaces.

Éric Bruneau, Mani Soleymanlou, Guillaume Cyr et Jean-Moïse Martin s’intéressent à l’identité masculine et sa définition à travers le temps, dans Ils étaient quatre (9 mars au 3 avril). Les univers parallèles se déploieront sur scène dans Constellations (26 janvier au 13 février), alors que les spectateurs pourront suivre la voie de tous les choix et non-choix d’un couple d’amoureux. Les mots de Lee Hall, l’auteur de Billy Elliot, seront entendus à La Licorne dans le récit d’un ancien personnificateur d’Elvis, aujourd’hui paralysé, qui délire sur la vie du King, dans Cuisiner avec Elvis (13 avril au 8 mai).

Finalement, les Contes urbains (2 au 20 décembre) reviendront pour une 20e année, avec des histoires de femmes, mises en contes par Brigitte Poupart.

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