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Irak : le Royaume-Uni prêt à aider les réfugiés yazidis

13/08/2014 11:50 EDT | Actualisé 13/10/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre britannique David Cameron, tout juste rentré de vacances, a déclaré mercredi que le Royaume-Uni "contribuerait" au sauvetage des yazidis chassés par les jihadistes de l'Etat islamique, à l'issue d'une réunion de crise sur l'Irak.

"Des plans précis ont été adoptés et le Royaume-Uni y participera, tout comme il l'a fait en envoyant des avions et de l'aide britannique afin d'aider à survivre ces personnes, qui se trouvent dans une situation désespérée", a déclaré David Cameron.

Les yazidis, réfugiés dans les montagnes de Sinjar dans le nord de l'Irak, pour fuir l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique (EI), doivent "quitter ces montagnes et être placés dans un lieu sûr", avec le concours d'autres Nations dont les Etats-Unis, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre britannique n'a cependant pas voulu donner plus d'informations sur ces opérations "tant qu'elles ne sont pas lancées".

Des Tornado ont quitté mardi la base de la Royal Air Force à Marham, dans le comté de Norfolk (sud-est de l'Angleterre), à destination de Chypre pour procéder à des missions de reconnaissance en Irak.

La Grande-Bretagne a par ailleurs commencé à envoyer de l'aide humanitaire aux yazidis. Après un premier parachutage dimanche, deux avions de l'armée de l'air britannique ont procédé mardi à deux nouveaux largages de vivres et de matériel de survie.

"Je pense que la première chose à faire est de s'occuper de cette situation humanitaire catastrophique", a-t-il insisté.

Il a aussi rappelé que le Royaume-Uni "soutenait les Kurdes et qu'il "allait les aider" à obtenir les armes et les munitions dont ils ont besoin.

Londres a d'ailleurs annoncé mardi soir acheminer aux forces kurdes du "matériel militaire fourni par d'autres Etats contributeurs" afin de les aider à faire face à l'offensive jihadiste dans le nord de l'Irak.

Cependant, la Grande-Bretagne ne prévoit pas de participer aux frappes aériennes américaines.

Pressé par les appels de plusieurs députés de convoquer le Parlement en session extraordinaire, le Premier ministre a de nouveau répété mercredi "qu'il n'était pas nécessaire de rappeler le Parlement pour une opération humanitaire", sans pour autant fermer la porte à une convocation des députés si la situation l'exigeait.

Toute intervention militaire de la Grande-Bretagne, dont les dernières forces ont quitté l'Irak en 2011, doit en principe obtenir l'aval du Parlement.

Celui-ci s'était opposé à des frappes contre le régime syrien l'été dernier, un veto qui avait été considéré comme une défaite humiliante pour David Cameron, favorable à une intervention.

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