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Grèce: nouvelle atténuation de la récession au 2e trimestre (-0,2% sur un an)

13/08/2014 05:50 EDT | Actualisé 13/10/2014 05:12 EDT

Le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce, frappée par la récession depuis six années consécutives, a enregistré un recul de 0,2% au deuxième trimestre 2014 par rapport au même de 2013, a annoncé mercredi l'Autorité des statistiques grecques (Elstat).

Il s'agit du 24e recul consécutif par rapport au même trimestre de l'année précédente. Le résultat publié mercredi ne contredit pas cependant les espoirs du gouvernement grec d'un retour à la croissance en 2014 avec un PIB prévu en légère progression sur l'ensemble de l'année.

Cette estimation est la première de l'Estat pour le deuxième trimestre et ne comprend pas "les adjustements saisonniers", qui doivent intervenir début septembre, selon un communiqué, alors que le deuxième trimestre a marqué le début d'une saison touristique record.

Cependant, au premier trimestre de l'année, "le PIB a baissé de 1,1% sur un an" selon les révisions d'Elstat, alors que la première estimation publiée en juillet portait sur une baisse de 0,9% pour cette période.

La tendance à un ralentissement de la récession en Grèce est notable depuis le troisième trimestre 2013. Sur l'ensemble de l'année 2013, le recul du PIB avait atteint 3,9%.

Plongée dans une récession profonde depuis le troisième trimestre 2008, la Grèce table d'ici à la fin de l'année sur une légère croissance de 0,6%, selon ses prévisions budgétaires.

La Commission européenne partage cet espoir et dans ses prévisions budgétaires voit aussi la Grèce sortir de la récession en 2014 et atteindre même une croissance de 2,9% en 2015.

Le recul de la récession est due à une certaine amélioration des finances publiques du pays ces deux dernières années, une évolution qui s'accompagne d'un léger tassement du chômage, qui se maintient toutefois à un niveau extrêmement élevé - 27,2% en mai- l'un des plus forts de la zone euro.

Apparue lors de la crise des banques en 2008, la récession en Grèce s'est enracinée après l'éclosion de la crise de la dette en 2010.

Placée depuis sous assistance financière de l'UE et du FMI en échange de mesures d'austérité drastiques pour éviter une faillite qui menaçait la survie même de l'euro, la Grèce a bénéficié de lignes de crédit de plus de 240 milliards d'euros.

Ces mesures de rigueur ont porté un coup important au pouvoir d'achat et à la consommation, moteurs de l'économie du pays, et fait exploser le chômage.

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