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Une campagne au sujet des orques fait chuter la fréquentation des parcs aquatiques de SeaWorld aux États-Unis

13/08/2014 05:09 EDT | Actualisé 13/10/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
In a March 7, 2011 photo, trainers Joe Sanchez, left, Brian Faulkner and Kelly Aldrich, right, work with killer whales Trua, front, Kayla, center, and Nalani during the Believe show in Shamu Stadium at the SeaWorld Orlando theme park in Orlando, Fla. SeaWorld's three theme parks are slowly working to get trainers back in the water with killer whales, one year after a 6-ton orca named Tilikum suddenly dragged a trainer off a platform by her hair and drowned her. (AP Photo/Phelan M. Ebenhack)

Une campagne menée contre les parcs aquatiques de SeaWorld aux États-Unis au sujet de leurs orques a contribué à faire chuter leur fréquentation et les revenus de l'entreprise. Son titre en bourse a plongé de 30 %, mercredi.

SeaWorld Entertainment, qui gère 11 parcs d'attractions très populaires, a vu son chiffre d'affaires fondre de 5 % au premier semestre, une tendance qui devrait se creuser d'ici la fin de l'année puisque le groupe prévoit une chute de 7 % sur l'ensemble de son exercice. Depuis janvier, l'achalandage a diminué de 4,3 % dans ses parcs.

L'entreprise admet du bout des lèvres que ses piètres résultats sont attribuables à une campagne au sujet des orques en captivité, lancée après la diffusion l'an dernier d'un documentaire intitulé Blackfish.

Le documentaire, sorti à l'automne 2013, porte sur les conséquences de la captivité sur les orques et sur l'attaque mortelle de l'un d'entre eux, Tilikum, sur un dresseur.

Un parlementaire californien a déposé en mars dernier un projet de loi pour interdire l'utilisation d'orques en captivité dans des spectacles, en ciblant le parc SeaWorld de San Diego. Le projet de loi prévoit aussi la remise à la mer des spécimens en captivité.

Traitement des animaux

À la suite de la sortie du documentaire Blackfish, SeaWorld a lancé une contre-campagne niant les allégations. Elle soutient qu'elle traite bien ses animaux.

L'entreprise attribue ses difficultés à une concurrence plus féroce, à un retard pris par une nouvelle attraction et, indirectement, à la controverse sur les orques.

Le groupe « pense que la fréquentation au [deuxième] trimestre a pâti de la pression générée par la récente attention médiatique autour d'une proposition de loi dans l'état de Californie », peut-on lire dans un communiqué accompagnant la publication de ses derniers résultats financiers.

Par ailleurs, la compagnie américaine Southwest Airlines a annoncé il y a deux semaines qu'elle mettait fin à un partenariat engagé il y a 26 ans avec SeaWorld. Il prévoyait notamment que deux avions soient peints aux couleurs de Shamu, la première orque de SeaWorld.

Southwest Airlines a justifié cette décision par un « changement de priorités », mais certains observateurs ont évoqué un lien avec la campagne, car des manifestations avaient ciblé la compagnie aérienne.

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