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Angleterre - La Premier League, le royaume des entraîneurs

13/08/2014 08:08 EDT | Actualisé 13/10/2014 05:12 EDT

Le Championnat d'Angleterre, qui concentre quasiment tous les meilleurs techniciens européens, s'est encore enrichi cette saison avec l'arrivée à Manchester United de l'entraîneur néerlandais Louis van Gaal.

Hormis Carlo Ancelotti au Real Madrid, Pep Guardiola au Bayern Munich et peut-être Jürgen Klopp au Borussia Dortmund, tous les meilleurs entraîneurs européens sont en Angleterre. Du génie José Mourinho (Chelsea) à l'ancien Arsène Wenger (Arsenal) en passant par les prometteurs Roberto Martinez (Everton) ou Mauricio Pochettino (Tottenham), du dictateur Louis Van Gaal (Manchester United) au strict Manuel Pellegrini (Manchester City) en passant par l'innovant Brendan Rodgers (Liverpool) ou le caractériel Gus Poyet (Sunderland), la Premier League est devenue le Royaume des manageurs qui sont quasiment désormais les véritables stars de ce championnat au détriment des joueurs.

Encore une fois, tous vont s'affronter à coups de changements tactiques, rivalisant d'innovations pour neutraliser l'autre en tentant de tirer le meilleur de leur effectif. Ils vont s'invectiver par médias interposés comme Wenger et Pellegrini l'ont déjà fait avant le Community Shield quand le Chilien s'est dit "surpris" que le Français parle autant des choix faits par Manchester City cet été (autour de l'arrivée de Lampard notamment). Leurs combats psychologiques vont, encore une fois, être l'une des clés de la saison. Pour cela, personne n'est aussi fort que José Mourinho mais avec Van Gaal, il devrait trouver un adversaire à sa hauteur.

Surtout, la pression est plus forte que jamais sur les épaules des techniciens, enjeux sportifs mais surtout financiers obligent.

La valse des entraîneurs l'an passé avait encore bien fonctionné en Angleterre avec dix changements : Paolo Di Canio (Sunderland) dès le mois de septembre puis Ian Holloway (Crystal Palace) en octobre, Martin Jol (Fulham), Steve Clarke (West Bromwich), André Villas Boas (Tottenham) et Malky Mackay (Cardiff) en décembre, Michael Laudrup (Swansea) et René Meulensteen (Fulham) en février, Chris Hughton (Norwich) et David Moyes (Manchester United) en avril. Auxquels il faut ajouter Pepe Mel (West Bromwich) et Tim Sherwood (Tottenham) en mai alors que Mauricio Pochettino a lui démissionné à Southampton.

Cette saison devrait voir moins de limogeages mais certains pourraient tout de même ne pas passer l'hiver. Sam Allardyce est chanceux d'être toujours à West Ham et un mauvais départ l'enverrait au chômage. Même chose pour Alan Pardew à Newcastle, surtout après un très bon recrutement (De Jong, Cabella et Rivière entre autres). Paul Lambert est également en danger à Aston Villa. Les bancs des promus sont souvent éjectables en début de saison : Nigel Pearson à Leicester, Harry Redknapp aux Queens Park Rangers et Sean Dyche à Burnley peuvent se faire du souci. Comme Alan Irvine à West Bromwich.

Et chez les gros? Roman Abramovich est toujours imprévisible mais José Mourinho a beaucoup de crédit. S'il le souhaite, Arsène Wenger sera encore à Arsenal jusqu'à la nuit des temps. Pellegrini a pour lui son titre de l'an dernier mais ne devra pas se rater en Ligue des champions. Van Gaal vient d'arriver et fait déjà l'unanimité, comme Pochettino à Tottenham alors que Rodgers a prolongé son contrat à Anfield cet été.

Si ça bouge, ce sera donc d'abord chez les mal classés. Mais le cas Moyes l'a aussi bien montré l'an dernier. Au royaume des entraîneurs, il n'y a désormais plus de place pour les sentiments, même chez les grosses écuries.

cc/kn/alh

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