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Un vol d'Air Transat jette un nouvel éclairage sur l'état de stress post-traumatique (ESPT)

13/08/2014 05:00 EDT | Actualisé 13/10/2014 05:12 EDT
Leo Reynolds/Flickr

MONTRÉAL - Le célèbre vol 236 d'Air Transat a mené des chercheurs canadiens à une découverte qui pourrait leur permettre de mieux comprendre pourquoi certaines personnes souffrent d'un état de stress post-traumatique (ESPT), mais pas d'autres.

L'appareil Airbus 330 commandé par le capitaine Robert Piché se dirigeait de Toronto vers Lisbonne, le 24 août 2001, quand il a subi une soudaine panne de carburant au-dessus de l'Atlantique, provoquant de nombreuses avaries. Le capitaine Piché a finalement réussi à se poser aux Açores, après une trentaine de minutes de terreur à bord.

L'étude a été lancée par la docteure Margaret McKinnon, aujourd'hui de l'Université McMaster, qui comptait parmi les 306 passagers du vol. Elle a évoqué le «pire cauchemar de sa vie», non pas un événement qui ne dure que quelques secondes mais une situation prolongée pendant laquelle elle était convaincue qu'elle allait mourir.

La docteure McKinnon et différents collègues ont éventuellement demandé à 15 autres passagers de participer à une étude réalisée par Baycrest Health Sciences. Si tous les passagers interrogés conservaient des souvenirs clairs de l'incident, ceux qui souffraient d'ESPT se souvenaient d'un plus grand nombre de détails extérieurs à l'événement principal.

L'étude démontre donc que l'apparition d'un ESPT ne dépend pas de l'événement lui-même, mais plutôt des gens qui l'ont subi.

L'incapacité à faire abstraction de détails extérieurs est liée au rappel de mémoire, ce qui vient s'ajouter aux indices qui suggèrent qu'une gestion altérée des souvenirs puisse constituer un facteur de risque pour l'ESPT.

L'étude est publiée dans les pages du journal scientifique Clinical Psychological Science.

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