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Un hélicoptère s'écrase en Irak: une députée yazidie et un journaliste blessés

12/08/2014 01:00 EDT | Actualisé 12/10/2014 05:12 EDT

Une députée irakienne devenue le visage de la communauté yazidie pour avoir évoqué en larmes le sort des déplacés dans le nord de l'Irak a été blessée mardi dans le crash d'un hélicoptère leur livrant de l'aide, selon des responsables.

Le pilote a été tué dans le crash dans les monts Sinjar, juste après le décollage de l'appareil, ont précisé deux officiers de l'armée. Un journaliste du New York Times qui se trouvait à bord a été légèrement blessé, selon son journal.

L'appareil transportait des déplacés en plus de l'aide humanitaire. Les causes du crash n'ont pas été précisées.

La députée, Vian Dakhil, avait interpellé, en larmes, le Parlement irakien sur la situation de sa communauté, menacée par les jihadistes dans le nord de l'Irak, des images qui ont fait d'elle le visage des Yazidis, une minorité kurdophone connue pour adorer une divinité associée par les musulmans au diable.

Depuis la prise il y a plus d'une semaine de la ville de Sinjar, l'un des bastions des Yazidis, des milliers d'entre eux sont réfugiés dans les montagnes arides du Sinjar, sans eau ni nourriture sous des chaleurs accablantes.

Selon une agence de l'ONU, de 20.000 à 30.000 personnes sont coincées dans les montagnes, menacées par la faim autant que par les jihadistes.

Des experts de l'ONU pour les droits de l'Homme ont appelé la communauté internationale à une action urgente pour empêcher "un génocide potentiel une atrocité de masse et un génocide potentiel dans les heures et les jours à venir" contre la communauté yazidie.

Des insurgés sunnites menés par les jihadistes de l'Etat islamique mènent depuis le 9 juin une offensive en Irak, où ils se sont emparés de vastes pans du territoire.

Depuis la fin juillet, ils avancent dans le nord, d'où ils ont chassé des centaines de milliers de personnes, dont de nombreux chrétiens, jetés sur les routes souvent en quelques heures à peine.

Face à l'impuissance des forces irakiennes à enrayer cette offensive, les Etats-Unis ont décidé jeudi de mener des frappes aériennes contre les positions jihadistes.

Les frappes ont été autorisées par M. Obama dans le but de protéger le personnel américain à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, et éviter un éventuel "génocide".

Parallèlement aux frappes américaines, de l'aide humanitaire a été livrée, par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou encore la France.

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