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Le pétrole ouvre en baisse à New York, miné par la faible demande

12/08/2014 09:32 EDT | Actualisé 12/10/2014 05:12 EDT

Le pétrole coté à New York reculait mardi à l'ouverture, miné par les signes d'une certaine faiblesse de la demande sur un marché mondial où l'offre reste élevée malgré les troubles géopolitiques touchant plusieurs pays importants pour l'approvisionnement en énergie.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre cédait 80 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et s'échangeait à 97,20 dollars.

Les investisseurs "relèguent au second plan les risques géopolitiques pour se concentrer sur le fait que le marché est largement fourni", a relevé Phil Flynn de Price Futures Group en soulignant que la production de brut était en hausse en Irak, en Libye, et aux Etats-Unis.

"La seule chose qui n'augmente pas, ce sont les anticipations de demande en or noir", a-t-il ajouté. "Alors qu'on s'approche de la saison de maintenance aux Etats-Unis", pendant laquelle la consommation de brut diminue, "on a l'impression que les signes d'une faible demande se multiplient."

Dernier en date: selon le rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie, la consommation mondiale de pétrole brut devrait être moins vigoureuse qu'anticipé en 2014 et 2015 en raison d'une croissance économique fragile.

La demande n'a ainsi crû que de 700.000 barils par jour au deuxième trimestre, le niveau le plus bas observé depuis début 2012.

A cela s'ajoute l'activité exceptionnellement faible des raffineries des pays de l'OCDE en juin, et l'arrêt soudain des importations chinoises destinées à renforcer les réserves stratégiques du pays.

Autre signe négatif: le moral des investisseurs en Allemagne, première économie de la zone euro, s'est effondré en août en raison des fortes inquiétudes liées aux tensions géopolitiques.

Les acteurs du marché pétrolier continuaient d'ailleurs à surveiller de près l'évolution de la situation en Irak et en Ukraine.

Un nouveau Premier ministre a été nommé lundi en Irak, avec la tâche de former un gouvernement d'union et de faire face à l'offensive lancée le 9 juin par les jihadistes sunnites de l'État islamique (EI) qui contrôlent une grande partie du pays.

En Ukraine, un convoi humanitaire russe de 280 camions faisait route mardi vers l'est du pays pour apporter une aide aux populations victimes des combats, mais Kiev a prévenu qu'il refuserait l'entrée de ce convoi sur son sol, et les Occidentaux continuaient à mettre en garde Moscou contre toute intervention unilatérale chez son voisin.

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