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Dépression : Hélène Boissonneault, une Sherbrookoise sème le bonheur sur internet

12/08/2014 05:04 EDT | Actualisé 12/08/2014 05:13 EDT

Le décès de l'acteur américain Robin Williams ramène de douloureux souvenirs aux personnes ayant surmonté des dépressions ou qui ont tenté de s'enlever la vie. Une jeune femme de Sherbrooke, Hélène Boissonneault, vient en aide à ceux qui ont le mal de vivre. Elle gère un site internet et une page Facebook sur le sujet qui sont très populaires.

« Ma dépression a duré neuf ans. Il y a deux ans, je m'en suis sortie. La cause la plus profonde a été une séparation qui m'a fait descendre au plus profond. Je n'en pouvais plus de cette douleur, de cette souffrance », explique celle qui signait, en juin dernier, une lettre ouverte dans La Presse intitulée « Le jour où je suis morte » qui a été partagée par plus de 12 000 lecteurs.

Selon elle, ce sont ses enfants qui l'ont ramené à la vie. « C'est ce qui m'a permis de ne pas mourir et de revivre finalement. »

La mort de Robin Williams lui ramène de tristes souvenirs et soulève bien des questions. « Pourquoi moi, j'ai passé au travers? Pourquoi moi, j'ai survécu et pourquoi des gens, comme lui, n'y arrivent pas? Comment ça que dans notre société, on n'a pas encore tout ce qu'il faut pour aider ces gens-là? Et pourquoi c'est encore tabou? Parce que c'est le fait que ce soit encore tabou qui fait que les gens n'en parlent pas », croit-elle.

Pour venir en aide aux personnes dépressives, Hélène Boissonneault sème le bonheur sur sa page Facebook. « Je parle beaucoup de folie aussi parce que je trouve que la folie, dans la vie, c'est tabou, mais la belle folie, ça ne l'est pas. Donc, il faut en parler, il faut en mettre dans nos vies, d'apprécier. Les gens ont besoin de comprend que la folie, c'est positif », croit celle qui siège également au conseil d'administration de l'Association des proches de personnes atteintes de maladie mentale de l'Estrie.

Il y a quelques années, elle a ouvert un site internet où elle communique avec ceux qui pensent à l'irréparable. « Je n'ai pas les compétences pour aider les gens en dépression. Je n'ai pas les compétences pour empêcher une personne de se suicider, mais j'ai les connaissances pour leur dire où aller, qui aller voir et qu'ils doivent en parler. »

Aujourd'hui, la mère de deux enfants est propriétaire d'une garderie et elle a trouvé le bonheur. « J'ai appris à m'accepter et à m'aimer et je crois que dans mon cas, c'était vraiment ça mon problème. J'ai appris à accepter que la vie n'est pas toujours parfaite et que nous ne le somme pas. Deux ans plus tard, c'est ce qu'il reste de mon aventure. C'est ce que j'enseigne à mes enfants et c'est ce que j'enseigne aussi aux gens autour de moi. »

Si vous êtes en détresse ou un de vos proches a besoin d'aide, téléphonez sans frais au 1 866 APPELLE (277-3553).


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