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Gaza : la guerre vue par une jeune Palestinienne sur Twitter

11/08/2014 05:21 EDT | Actualisé 11/10/2014 05:12 EDT

Certains l'ont surnommée l'Anne Frank de Gaza. Farah Baker, 16 ans, vit à Gaza, et à l'image de la jeune Allemande juive qui se terrait pour échapper à la Shoah durant la Deuxième Guerre mondiale, elle écrit sur son quotidien en période de guerre. Mais plutôt que de noircir les pages d'un journal intime, l'adolescente palestinienne partage son expérience sur Twitter.

Un texte de Marie-Ève Maheu

Son compte a retenu l'attention de médias du monde entier. Elle qui n'avait que quelques centaines d'abonnés Twitter en compte aujourd'hui plus de 170 000.

« Je suis Farah Baker, une fille de Gaza, 16 ans. J'ai survécu à trois guerres et je pense que c'est assez. #SauvezGaza » Ces mots ont fait le tour de la planète.

Ce matin, elle a poussé un soupir de soulagement, car la trêve de 72 heures entre Israël et le Hamas semble tenir. « Je me réveille aujourd'hui sans drones, F16, ambulances, ni explosions, alors je souris du plus profond de mon coeur », a-t-elle écrit.

Quelques heures plus tôt, elle filmait encore des bombes qui tombaient sur son quartier. « Une lourde fumée vue de ma maison en raison du bombardement d'une usine. »

La peur, la colère, la tristesse et l'incompréhension ponctuent ses publications en 140 caractères. « La mosquée que j'ai toujours aimée. Pourquoi? »

« C'est mon secteur. Je ne peux pas arrêter de pleurer. Je pourrais mourir ce soir », confie-t-elle le 28 juillet. Un commentaire partagé plus de 17 000 fois.

« OK, la 8 163 662e bombe que j'entends aujourd'hui! C'est incroyable!! », écrit-elle encore.

Parfois, la nostalgie se fait sentir. « La mer me manque, je m'ennuie de mes amis, je m'ennuie de la crème glacée, je m'ennuie du bonheur et de la joie. JE M'ENNUIE DE MA VIE ORDINAIRE. »

Mais quelques fois aussi, l'espoir l'emporte sur le désespoir... « L'espoir existe toujours », glisse-t-elle le 3 août.

« Je sens que c'est la seule façon dont je peux aider Gaza, en montrant ce qui se passe ici. Parfois, je tweete pendant que je pleure ou que j'ai trop peur, mais je me dis que je ne devrais pas arrêter », a raconté Farah Baker en entrevue à Reuters.

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