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Enquête pour crimes de guerre à Gaza : la nomination d'un expert canadien crée la controverse

11/08/2014 03:21 EDT | Actualisé 11/10/2014 05:12 EDT
Associated Press
U.N. logo pattern a press conference background at the United Nations headquarters, Tuesday, Sept. 3, 2013. (AP Photo/Bebeto Matthews)

GENÈVE - La désignation d'un expert canadien en droit pour présider une commission des Nations unies sur des accusations de crimes de guerre dans la bande de Gaza a aussitôt été dénoncée par un groupe de défense des droits de la personne. Et une autre nommée pour cette commission de trois membres a rapidement refusé l'offre, évoquant d'autres engagements.

L'avocate britanno-libanaise Amal Alamuddin, fiancée de l'acteur George Clooney, s'est dite honorée d'une telle désignation, dont elle a été informée lundi, le même jour de l'annonce officielle. Elle a toutefois dit devoir refuser en raison d'engagements déjà pris — incluant huit affaires en cours. Mme Alamuddin est une spécialiste du droit international installée à Londres et ancienne conseillère auprès du procureur du Tribunal spécial sur le Liban.

Le président du Conseil des droits de l'homme des 47 pays des Nations unies, Baudelaire Ndong Ella, a annoncé les nominations, lundi, des responsables devant se pencher sur les gestes commis dans le cadre des combats entre Israël et le Hamas.

Le Canadien William Schabas, un professeur de droit international à l'Université Middlesex de Londres et professeur associé à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), doit présider la commission. La troisième personne désignée est le Sénégalais Doudou Diene, un avocat qui a occupé des fonctions pour les Nations unies sur le racisme et les droits humains en Côte d'Ivoire.

Le groupe de défense des droits de la personne UN Watch, établi à Genève, a appelé M. Schabas à refuser les fonctions à la commission en raison de déclarations de sa part critiques des dirigeants israéliens. Le directeur exécutif du groupe, Hillel Neuer, s'était aussi interrogé à savoir si les Nations unies «tentaient d'insuffler un peu de publicité d'Hollywood dans le processus» en désignant Mme Alamuddin.

Baudelaire Ndong Ella, ambassadeur du Gabon présidant la plus haute instance des droits de la personne des Nations unies à Genève, a affirmé que la commission enquêterait sur toutes les violations possibles du droit international humanitaire et des droits de l'homme en vertu de la résolution du conseil du 23 juillet, et ferait rapport en mars 2015.

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