NOUVELLES

Malgré les embûches, Lapierre dresse un bilan positif de cette 35e Coupe Rogers

10/08/2014 06:10 EDT | Actualisé 10/10/2014 05:12 EDT
PC

MONTRÉAL - Pannes d'électricité, de génératrice, pluie, élimination hâtive d'Eugenie Bouchard et des autres Canadiennes: autant d'embûches dont aurait pu se passer Eugène Lapierre. Malgré tout cela, le directeur de la Coupe Rogers et vice-président de Tennis Canada dresse un bilan fort positif de cette 35e édition.

«On est très contents du tournoi. Pour moi, je vois toujours ça comme une histoire qui s'écrit tout au long de la semaine. Ça a commencé avec une grande fin de semaine de la famille. J'ai toujours un 'kick' là-dessus: on a eu 40 000 personnes le vendredi, même s'il n'y a pas de match.

«On a eu des épisodes plus dramatiques, si on parle de la panne d'électricité. Ça a testé l'équipe, les gens des opérations, mais je crois qu'on a assez bien réagi. Et bien sûr, on aurait aimé qu'Eugenie l'emporte. Mais à travers tout ça, c'est aussi les grands noms de notre sport qui sont ressortis, à commencer par la gagnante, Agnieszka Radwanska, peut-être la joueuse la plus régulière sur le circuit depuis quelques années.

«Et il ne faut pas oublier Venus Williams, qui a été l'histoire de la semaine à mon avis. Elle vient pour la première fois à Montréal et se fraie un chemin jusqu'à la finale. Pour moi, c'est mon coup de coeur cette semaine.»

Un coup de coeur qui a été partagé par l'Américaine.

«Je ne m'attendais pas à ce genre d'appui de la part des spectateurs. Je me suis sentie comme si j'étais Québécoise. Qui sait? Peut-être que dans une autre vie, je l'étais? C'est maintenant ma ville favorite, avant c'était Rome, mais au fur et à mesure que je me promenais en ville, je me disais: 'Mon Dieu, cette ville est en compétition avec Rome!' J'adore Montréal. Autant j'aime Toronto, je souhaiterais que le tableau féminin soit toujours disputé à Montréal. J'ai bien hâte de revenir.»

«Je pense que c'est un super tournoi, a ajouté Radwanska. Tout était bien organisé, j'avais un super hôtel et il y a plein de courts pour s'entraîner. Je suis toujours très heureuse de revenir ici.»

Williams sera d'ailleurs de retour au Québec bientôt: elle a confirmé sa présence à la Coupe Banque nationale de Québec, cet automne.

Pas assis sur ses lauriers

Bien qu'il soit à la tête du tournoi depuis une quinzaine d'années, Lapierre a appris de cette dernière mouture.

«J'ai appris qu'on a besoin de génératrices, a-t-il blagué. Plus sérieusement, nous avions une nouvelle superviseure pour la WTA, Giulia Orlandi, qui travaille surtout en Europe, et elle a adoré le tournoi. Elle n'en revenait pas de l'organisation et du succès du tournoi. Mais elle nous a donné une foule d'idées. Je ne peux pas rentrer dans les détails, car je ne sais pas ce qu'on va mettre en place, mais c'est un fait qu'on veut toujours améliorer le tournoi et on va prendre quelques idées qui viennent d'Europe. Mais l'indépendance en énergie du stade — ce n'est jamais arrivé en 35 ans — va devenir importante.»

Et même si le tournoi a amélioré son propre record pour un tournoi féminin d'une semaine avec 181 996 spectateurs, abaissant la marque de quelque 175 000 établie en 2006, on ne négligera pas les ventes.

«Le stade principal a près de 12 000 sièges, le stade secondaire, 4500. Il y a de la place. Et ce n'était pas plein à toutes les séances. On a fait près de 215 000 avec les hommes. On est contents, mais il y a de la place pour remplir encore, surtout lors des premières journées.»

L'élimination hâtive de Bouchard a, de son propre aveu, coûté quelques ventes.

«Je ne peux pas l'évaluer de façon précise, mais c'est certain. J'espère voir la différence la prochaine fois qu'elle sera ici.»

Rendez-vous donc en 2016. En attendant, Montréal sera l'hôte du tableau masculin l'an prochain.

INOLTRE SU HUFFPOST

Eugenie Bouchard défaite à la Coupe Rogers