NOUVELLES

L'Egypte, en pleine médiation, insiste pour qu'Israël lève le blocus de Gaza

10/08/2014 10:42 EDT | Actualisé 10/10/2014 05:12 EDT

L'Egypte, médiateur dans les négociations entre Israéliens et Palestiniens pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, a insisté dimanche sur la nécessité de lever le blocus imposé depuis 2006 sur l'enclave palestinienne, au paroxysme des incertitudes sur la poursuite des pourparlers.

Dans l'après-midi, après avoir menacé de quitter Le Caire, le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza a annoncé qu'il examinait une nouvelle proposition de l'Egypte pour une trêve de 72 heures. Mais Israël, qui avait retiré sa délégation de négociateurs dès vendredi, répète qu'il ne négociera pas tant que les tirs de roquettes en provenance de Gaza n'auront pas cessé.

Et alors qu'il ne communique d'ordinaire que pour annoncer une trêve ou l'échec des négociations indirectes du Caire, le ministère égyptien des Affaires étrangères a rendu public un communiqué qui semble rejeter la balle dans le camp d'Israël.

"Dans le cadre des efforts de l'Egypte pour épargner le sang des innocents Palestiniens et afin d'apporter tout son soutien à leurs demandes légitimes et alléger leurs souffrances, l'Egypte poursuit ses efforts (...) notamment en ce qui concerne le siège inhumain de la bande de Gaza par Israël, qui doit être levé parce que c'est sa responsabilité en tant que force d'occupation", lit-on dans ce texte.

L'Egypte ne présente toutefois pas la levée du blocus comme une condition pour la proposition de trêve de 72 heures, mais comme l'un des objectifs des négociations ultérieures.

L'incertitude est à son paroxysme au Caire: la délégation de négociateurs palestiniens, qui comprend le Hamas, affirme qu'elle ne décidera d'un cessez-le-feu de 72 heures ou non qu'après avoir pris connaissance de la position israélienne via les Egyptiens. Et elle a assuré dans la nuit qu'elle quitterait le Caire si la délégation de négociateurs israéliens ne revenait pas pour discuter avec les Egyptiens.

"Nous ne savons pas pour l'heure s'ils reviennent ou non", a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement égyptien, sous couvert de l'anonymat.

aha-gir/faa

PLUS:hp