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Nouvelle trêve de 72 heures dans la bande de Gaza

06/08/2014 08:03 EDT | Actualisé 10/10/2014 05:12 EDT
SAID KHATIB via Getty Images
Palestinians salvage their belongings from their destroyed home in Rafah, in the southern Gaza Strip, on August 5, 2014, after a 72-hour truce agreed by Israel and the ruling Hamas movement went into effect following intense global pressure to end the bloody conflict. Israel announced that all of its troops had withdrawn from the Gaza Strip after completing a mission to destroy a sophisticated network of cross-border attack tunnels, ending a ground operation which began on July 17. AFP PHOTO / SAID KHATIB (Photo credit should read SAID KHATIB/AFP/Getty Images)

Les Israéliens et les Palestiniens ont accepté dimanche la nouvelle proposition égyptienne de trêve de 72 heures dans la bande de Gaza.

Des négociateurs israéliens sont attendus lundi au Caire si le cessez-le-feu est respecté, indiquent des responsables de l'État hébreu.

La proposition égyptienne vise à favoriser des pourparlers indirects sur un arrêt durable des hostilités.

« Alors que l'escalade se poursuit dans la bande de Gaza, et étant donné la nécessité de préserver le sang d'innocents, l'Égypte appelle les deux parties à s'engager à un cessez-le-feu de 72 heures à partir de lundi 0 h 01, heure du Caire » et « à travailler, pendant ce temps, à un cessez-le-feu global et permanent », a indiqué le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Un précédent cessez-le-feu de 72 heures a expiré vendredi sans que les belligérants ne parviennent à s'entendre sur sa prolongation lors de discussions indirectes par l'entremise des Égyptiens au Caire.

Des négociations ardues

Plus tôt dimanche, les Palestiniens avaient menacé de quitter la table si Israël n'acceptait pas une reprise sans condition des pourparlers, mais se sont finalement engagés à y rester jusqu'à lundi. Les représentants israéliens avaient pour leur part quitté Le Caire vendredi.

Benjamin Nétanyahou a répété que son pays ne discuterait pas d'une nouvelle trêve tant que les tirs palestiniens continueraient. « Israël ne négociera pas sous le feu », a-t-il martelé pendant le conseil des ministres hebdomadaire, dans une déclaration retransmise à la télévision.

Illustrant l'engagement du premier ministre israélien à poursuivre l'opération militaire « jusqu'à ce que son objectif - le rétablissement du calme pendant une période prolongée - soit atteint », l'aviation a frappé avant l'aube le camp de réfugiés de Djabalya, dans le nord de Gaza.

Trois Palestiniens ont été tués dimanche, dont un adolescent de 14 ans et une femme, ont dit sources médicales.

En Israël, des tirs de roquettes et de mortier tirés depuis la bande de Gaza ont atterri dans le sud d'Israël.

Depuis le déclenchement le 8 juillet de l'opération Bordure protectrice, 1893 Palestiniens ont été tués, dont une majorité de civils, selon les services de secours.

Depuis la rupture de la précédente trêve, Israël dit avoir recensé plus 100 tirs de roquettes sur son territoire. Dans le même temps, les frappes israéliennes ont fait 16 morts supplémentaires parmi la population de Gaza.

Samedi, un des conseillers du premier ministre avait prévenu que les prochains jours seraient décisifs. « Nous sommes à la croisée des chemins et d'ici deux ou trois jours, nous verrons si nous nous dirigeons soit vers un accord, soit vers une escalade », a déclaré le ministre israélien du Renseignement, Yuval Steinitz, à la télévision.

Frappes moins intenses

Le conflit a perdu en intensité par rapport aux premiers jours de l'opération militaire d'Israël ou au déclenchement, 10 jours plus tard, de sa phase terrestre, mais l'Égypte semble faire peu progrès dans ses discussions séparées en vue de parvenir à une trêve plus durable.

L'un des points les plus sensibles des discussions porte sur la demande par Israël de garanties que le matériel qui sera envoyé à Gaza pour la reconstruction du territoire ne servira pas à creuser de nouveaux tunnels permettant aux activistes palestiniens de s'infiltrer en Israël.

Les Palestiniens réclament pour leur part qu'Israël accepte le principe d'une levée du blocus de la bande de Gaza, mais aussi la libération de prisonniers et l'ouverture d'un port dans le territoire côtier.

« Il n'y aura pas de recul et la résistance se poursuivra [...] Il n'y a aucun recul sur aucune de nos exigences », a prévenu Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas.

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