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Turquie: à la veille de la présidentielle, Erdogan promet de bâtir une "nouvelle Turquie"

09/08/2014 10:55 EDT | Actualisé 09/10/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a promis samedi à Konya (centre) de bâtir une "nouvelle Turquie" s'il remporte, comme le suggèrent tous les sondages, l'élection présidentielle dont le premier tour a lieu dimanche.

"Si Dieu le veut, une nouvelle Turquie naîtra demain. Une Turquie forte va une nouvelle fois renaître de ses cendres demain", a lancé M. Erdogan devant plusieurs dizaines de milliers de ses partisans réunis à Konya (centre) pour le dernier de sa longue série de réunions de campagne.

"Vous avez élu le parti du peuple 3 novembre (2002) et, si Dieu le veut, vous allez élire le président du peuple demain", a-t-il ajouté en référence à son Parti de la justice et du développement (AKP), qui tient les rênes de la Turquie depuis 2002.

"L'heure de la fin de la vieille Turquie et de ses politiques partisanes (...) a sonné. Les politiques fondées sur l'origine ethnique et le style de vie ont vécu", a-t-il poursuivi.

A la tête du gouvernement depuis 2003, M. Erdogan est le grandissime favori du scrutin présidentiel de dimanche, disputé pour la première fois au suffrage universel direct. Tous les sondages le donnent largement gagnant, probablement dès le premier tour.

Il est opposé à un candidat commun aux deux principaux partis d'opposition, Ekmeleddin Ihsanoglu, un professeur d'histoire réputé de 70 ans, ancien patron de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), et à un avocat de 41 ans, Selahattin Demirtas, issu de la minorité kurde du pays retenu par le Parti démocratique populaire (HDP).

Contraint de quitter le poste de Premier ministre au terme de son troisième mandat à l'issue des législatives de 2015, M. Erdogan a déjà prévenu qu'il continuerait à diriger le pays depuis une présidence qu'il veut "renforcer" en modifiant la Constitution.

Cette volonté suscite de nombreuses inquiétudes et critiques parmi ses rivaux, qui dénoncent déjà depuis les manifestations de la mi-2013 sa dérive autoritaire et islamiste.

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