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Pour le chef des Farc, "il est possible d'atteindre" la paix en Colombie

09/08/2014 12:22 EDT | Actualisé 09/10/2014 05:12 EDT

Le chef suprême de la guérilla des Farc s'est dit convaincu qu'"il est possible d'atteindre" un accord de paix en Colombie, quelques jours après la mise en garde du président Juan Manuel Santos, qui a menacé d'une rupture des négociations après plusieurs attaques.

Le numéro un des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Timoleon Jimenez, alias "Timochenko", a assuré de la "meilleure disposition" de la guérilla à donner des explications et assumer les conséquences de ses actes.

"Nous croyons que malgré tout il est possible d'atteindre, avec l'appui de la majorité des Colombiens, des accords dignes qui soient fondés, de manière essentielle, sur la proscription bilatérale de la violence", a-t-il affirmé dans une lettre datée de vendredi et publiée sur le site internet des Farc.

"Timochenko" estime toutefois que ni la "classe dominante", ni les grands médias, ni les militaires et ni les "propriétaires terriens" n'ont "les mains propres du sang du peuple colombien".

"Les vrais auteurs et responsables des horreurs de ce long conflit, ce sont eux", dit-il, en référence au conflit armé en Colombie, qui aurait fait en cinquante ans plusieurs centaines de milliers de morts et, au total, près de six millions de victimes.

"Notre meilleure disposition, qui existe sans aucun doute, d'expliquer quand nécessaire et d'assumer les conséquences qui nous correspondent, nous savons qu'elle s'oppose à la bassesse et la perfidie de ceux qui veulent à tout prix nous broyer".

Le dirigeant de la guérilla, qui ne participe pas lui-même aux négociations, affirme que les Farc ont la volonté "d'aller de l'avant, sûrs qu'après un accord de paix, la Colombie ne sera plus la même", "à la différence de nos adversaires", qui "grondent et menacent quand les choses se compliquent".

Le président Juan Manuel Santos a mis en garde jeudi les Farc contre une rupture du processus de paix après plusieurs attaques récentes, lors de la prestation de serment pour son second mandat.

"Les actes de violence de ces dernières semaines sont une contradiction inacceptable qui mettent en danger le processus" des pourparlers de paix entre le gouvernement colombien et les Farc, en cours à Cuba depuis novembre 2012, mais sans cessez-le-feu sur le terrain.

Une nouvelle phase des discussions démarre le 12 août pour donner la parole aux victimes.

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