POLITIQUE

Les jeunes libéraux en congrès pour un «Québec plus performant»

09/08/2014 10:53 EDT | Actualisé 09/10/2014 05:12 EDT
Radio-Canada

Les jeunes libéraux se réunissent à Sherbrooke ce week-end dans le cadre de leur 32e congrès, cette année sous le thème de l'emploi et l'entrepreneuriat.

Le premier ministre Philippe Couillard ainsi que plusieurs membres de son cabinet assistent à l'événement qui, traditionnellement, lance la saison politique provinciale.

La commission a parcouru pendant près d'un mois les différentes régions de la province afin de recueillir l'opinion des jeunes libéraux. En résulte un cahier de propositions d'une dizaine de pages intitulé Avoir la tête de l'emploi.

Le président de la commission, Nicolas Perrino, promet des « propositions audacieuses » pour un « Québec plus performant tant au niveau du système d'éducation que du système de santé ».

Déjà, l'idée de réformer le système d'éducation collégial s'est attiré les foudres des jeunes péquistes ainsi que des associations étudiantes.

Les jeunes débattront aussi d'immigration. Dans le but de « promouvoir une sélection des immigrants plus adaptée à nos besoins », ils pensent réduire l'importance du critère de la langue française pour donner plus de place aux compétences professionnelles des immigrants.

Dans le passé, plusieurs propositions des jeunes libéraux ont été reprises en projets de loi, comme le Fonds des générations ou l'enseignement intensif de l'anglais au primaire.

L'influence de la commission au sein du parti est considérable puisqu'elle détient 33 % des votes dans les instances politiques libérales.

Pas de changement de structure, dit Couillard

Interrogé sur ses intentions concernant la proposition d'abolir les cégeps, le premier ministre Philippe Couillard, qui s'était déjà opposé à l'idée, a répété que son opinion sur « la structure des cégeps » ne changerait pas. 

Par contre, « l'enjeu de l'adéquation formation emploi [...] est capital », a dit M. Couillard. Il serait favorable à l'idée de revoir les programmes de formation collégiale de manière à les rendre plus « flexibles » et mieux arrimés aux besoins de l'emploi.

Or, l'employabilité n'est « pas le seul but du système d'éducation », qui vise aussi à former des citoyens prêts à exercer leur droit de vote, ajoute-t-il. 

Pour ce qui est de la proposition de vendre la Société des alcools du Québec (SAQ) pour rembourser la dette publique, M. Couillard considère qu'il ne s'agit pas d'une « solution à court terme, ni même à long terme pour régler les problèmes financiers du Québec. » Le premier ministre note toutefois avec intérêt la préoccupation de l'aile jeunesse pour les producteurs d'alcool québécois qui désirent avoir un meilleur accès au marché.

Si plusieurs propositions de la commission jeunesse semblent aller à l'encontre de certaines positions déjà prises par le gouvernement libéral, M. Couillard ne s'en offusque pas. « Le rôle d'une commission jeunesse d'un parti politique, c'est pas de faire plaisir au gouvernement. C'est de brasser la cage. »

Hausse des tarifs d'Hydro-Québec

Le premier ministre a aussi réagi à la hausse de 3,9 % demandée par Hydro-Québec à la Régie de l'énergie. Le chef libéral affirme qu'il n'a pas l'intention d'intervenir dans ce dossier et que c'est à la Régie de trancher.

« On veut maintenir l'impact au minimum, on a déjà des tarifs bas au Québec, surtout protéger les familles à bas revenus, et voir exactement quel est l'impact du développement éolien », dit-il.

Si la Régie répond favorablement à la demande d'Hydro-Québec, cette nouvelle hausse entrera en vigueur le premier avril 2015, après celle de 4,3 % imposée plus tôt cette année.

Des responsables de services de garde s'invitent au congrès

Par ailleurs, des membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) ont rendu visite samedi aux jeunes libéraux.

En entrevue à La Presse Canadienne, la présidente, Kathleen Courville, a soutenu que cette initiative s'imposait pour sensibiliser les jeunes libéraux au fait que son organisation souhaite ardemment conclure une « entente collective satisfaisante dans les meilleurs délais ».

Mme Courville a martelé que la nouvelle entente collective devra coûte que coûte inclure une meilleure reconnaissance de l'expérience de travail, de la formation et des efforts investis par les responsables des services de garde. L'épineuse question des bureaux coordonnateurs doit aussi être réglée, selon la FIPEQ-CSQ.

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