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L'OMS déclare l'épidémie d’Ebola urgence de santé mondiale

08/08/2014 05:27 EDT | Actualisé 08/10/2014 05:12 EDT
AP Photo/Abbas Dulleh

L'épidémie de fièvre hémorragique causée par le virus Ebola, qui fait rage en Afrique de l'Ouest, constitue un événement exceptionnel et représente désormais une urgence de santé publique de portée internationale, a annoncé aujourd'hui l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cette intervention de l'OMS survient alors que le bilan s'alourdit. On dénombre jusqu'ici 961 décès, dont 30 sont survenus les 5 et 6 août. Les autorités sanitaires font état de 68 nouveaux cas, portant le total des cas à 1779.

Les conséquences possibles d'une persistance de l'épidémie dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest sont « particulièrement graves » compte tenu de la virulence d'Ebola, précise l'OMS, dont le siège est à Genève.

Cette épidémie est la plus importante et la plus sévère en quatre dernières décennies, a insisté la directrice générale de l'OMS, la Dre Margaret Chan. Les quatre pays touchés par l'épidémie (le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée et le Nigeria) ne peuvent y faire face seuls, a-t-elle ajouté.

« Une réponse internationale coordonnée est considérée comme essentielle pour arrêter et faire reculer la propagation internationale d'Ebola », a indiqué vendredi dans un communiqué le comité d'urgence de l'OMS, à l'issue d'une réunion de deux jours.

Le comité, qui a exclu des restrictions sur les voyages internationaux ou sur le commerce international, souligne que les pays doivent se préparer à détecter et à soigner des malades de la fièvre hémorragique, mais aussi à faciliter l'évacuation de leurs ressortissants.

Jeudi, l'Europe a accueilli un premier malade d'Ebola, un missionnaire espagnol contaminé au Liberia. De leur côté, après avoir rapatrié deux patients américains, les États-Unis ont porté leur alerte sanitaire au maximum. L'agence américaine des médicaments (FDA) a d'ailleurs partiellement levé des restrictions sur un traitement expérimental de l'entreprise canadienne Tekmira.

La vigilance s'impose

Le porte-parole Tarik Jarasevic de l'OMS mentionne que des pays ont lancé de fausses alertes depuis quelques mois et c'est une bonne chose, dit-il. « Ça veut dire que les pays renforcent leur surveillance. Ils testent les gens qui présentent des symptômes et c'est ce qu'on veut ».

« J'étais la semaine dernière en Guinée et en Sierra Leone, et les autorités sanitaires font vraiment tout ce qu'elles peuvent », indique M. Jarasevic.

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