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Equateur: un référendum sur la réélection indéfinie pas nécessaire, selon Correa

08/08/2014 03:22 EDT | Actualisé 08/10/2014 05:12 EDT

Le président équatorien Rafael Correa, au pouvoir depuis début 2007, a estimé vendredi qu'il n'était pas nécessaire de consulter les électeurs sur le projet de réélection indéfinie du président dont il est à l'origine.

M. Correa, qui n'a pas encore indiqué s'il serait à nouveau candidat lors de la présidentielle de 2017, a rejeté la demande de référendum émanant de plusieurs partis d'opposition, arguant qu'il s'agissait d'"un simple amendement constitutionnel" et non d'une réforme de l'Etat.

"Il n'y a pas besoin de consulter les électeurs pour cela car il ne s'agit pas d'une réforme de la structure de l'Etat (...), la réélection ou la baisse de l'âge pour être président ou vice-président ne constitue en rien une réforme de l'Etat", a affirmé le président socialiste à des médias locaux lors d'un déplacement dans le sud du pays.

Conformément à une demande de Rafael Correa, le Parlement, où le parti présidentiel Alianza Pais dispose de la majorité absolue, a présenté fin juin à la Cour constitutionnelle 17 amendements visant à permettre la réélection indéfinie à toutes les charges électives, ainsi que la baisse de l'âge pour postuler à la présidence et la vice-présidence (de 35 à 30 ans).

La Cour constitutionnelle dispose de 45 jours pour examiner les propositions d'amendements et déterminer leur mode d'approbation: par le Parlement ou par voie référendaire.

Au pouvoir depuis 2007, le dirigeant socialiste de 50 ans a été réélu en février 2013 pour un mandat de quatre ans, le dernier que lui autorise la loi jusqu'ici.

La Constitution équatorienne, que M. Correa avait lui-même fait adopter en 2008 par référendum, n'offre en effet le droit d'être réélu consécutivement qu'une seule fois pour toutes les charges publiques, dont celle de président.

Alors qu'il avait longtemps clamé n'avoir aucune intention de se représenter, le chef de l'Etat avait finalement demandé le mois dernier au Parlement de modifier la Constitution afin de permettre la réélection indéfinie à tous les mandats électifs.

"A titre personnel, je souhaitais me retirer en 2017 et ma candidature serait un ultime recours. Mais nous mesurons parfaitement notre responsabilité d'empêcher un retour vers un passé désastreux", a justifié le président qui jouit d'une popularité record.

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