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Liban: des milliers de réfugiés à Aarsal rentrent en Syrie (religieuse)

07/08/2014 10:20 EDT | Actualisé 07/10/2014 05:12 EDT

Au moins 1.700 Syriens réfugiés dans la localité libanaise d'Aarsal, théâtre de combats meurtriers entre l'armée et des jihadistes, rentraient jeudi dans leur pays, a affirmé à l'AFP une religieuse impliquée dans cette opération.

Un responsable des services de sécurité libanais a indiqué de son côté que plus de 1.500 réfugiés syriens qui étaient à Aarsal, située à la frontière avec la Syrie, se dirigeaient vers le poste-frontière de Masnaa pour rentrer au pays.

Il s'agit du mouvement le plus massif de réfugiés syriens vers leur pays d'origine depuis le début de la crise en mars 2011.

Le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) a indiqué à l'AFP être présent à la frontière pour venir en aide à ces réfugiés qui "ont choisi de partir de leur plein gré".

Dans le village de Labwé, limitrophe d'Aarsal, le correspondant de l'AFP a vu des hommes, des femmes et des enfants avec leurs matelas et leurs affaires à bord d'une trentaine de camions et d'une quinzaine de bus se dirigeant vers la frontière.

Environ 47.000 Syriens étaient réfugiés depuis des mois dans la localité sunnite d'Aarsal, après avoir fui les combats entre régime syrien et rebelles dans la région syrienne de Qalamoun, de l'autre côté de la frontière.

Ils ont été pris au piège dans les affrontements meurtriers qui ont opposé de samedi à mercredi l'armée libanaise à des groupes jihadistes venus de Syrie.

Au moins "1.700 hommes, femmes et enfants ont quitté les environs d'Aarsal pour la Syrie", a affirmé à l'AFP soeur Agnès, une religieuse proche du régime syrien.

"Ils sont presque tous originaires de Qalamoun et notamment de Qara", a affirmé la religieuse, elle-même supérieure d'un monastère dans cette localité syrienne.

Soeur Agnès, impliquée dans le passé dans des médiations entre régime et rebelles, a précisé que "les autorités libanaises ont facilité les formalités de sortie pour les réfugiés" entrés au pays de manière illégale.

De même, le régime de Damas "n'a opposé aucun obstacle au retour" de ces Syriens.

D'après elle, au moins 3.000 autres réfugiés à Aarsal ont demandé à retourner en Syrie.

D'après soeur Agnès, ces milliers de personnes avaient fait appel à elle il y a un mois pour rentrer chez eux, mais "les formalités étaient compliquées en raison de la présence de jeunes qui n'ont pas fait leur service militaire".

Mais les combats à Aarsal "ont précipité les choses" en rendant possible la régularisation des papiers.

Au moins 17 soldats et des dizaines de jihadistes et de civils ont péri dans les combats à Aarsal, la plus dangereuse flambée de violences au Liban liée au conflit syrien.

ram/sk/cco

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