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Koweït se dit déterminé face au "terrorisme" après des sanctions américaines

07/08/2014 05:21 EDT | Actualisé 07/10/2014 05:12 EDT

Le Koweït s'est dit jeudi déterminé à "combattre le terrorisme et son financement", au lendemain de sanctions américaines contre des Koweïtiens accusés de lever des fonds pour des organisations extrémistes en Syrie et en Irak.

"Le Koweït est résolu à combattre le terrorisme et son financement", a déclaré à l'agence officielle Kuna l'ambassadeur koweïtien à Washington, cheikh Salem Abdallah al-Jaber Al-Sabah.

"Le Koweït a voté une loi pour combattre le terrorisme", a-t-il rappelé, ajoutant que son pays "coopère avec les Etats-Unis et la communauté internationale face à ce dangereux phénomène".

Mercredi, les Etats-Unis ont annoncé avoir placé sur leur liste noire trois individus accusés de financer des organisations extrémistes en Syrie et en Irak.

Les individus sanctionnés sont les Koweïtiens Sheikh Shafi al-Ajmi, 41 ans, et Hajjaj al-Ajmi, 26 ans, tous deux accusés de lever des fonds pour le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, a indiqué le Trésor américain.

Un troisième homme, Abdulrahman Khalafa al-Anizi, âgé d'une quarantaine d'années et dont la nationalité n'a pas été précisée par le Trésor, est accusé par les Etats-Unis de soutenir l'Etat islamique (EI) en Irak.

Selon l'agence Kuna, les trois individus détiennent la nationalité koweïtienne.

"A travers des appels de fonds sur les réseaux sociaux et par l'intermédiaire de réseaux financiers", ces hommes "ont financé les combats terroristes en Syrie et en Irak", a affirmé David Cohen, le sous-secrétaire américain au Trésor en charge de la lutte contre le financement du terrorisme.

Les sanctions impliquent que les éventuels actifs de ces individus aux Etats-Unis ont été gelés. Elles interdisent également aux Américains de faire affaire avec eux.

Les deux Ajmi sont très populaires sur les réseaux sociaux au Koweït où ils s'activent à collecter des fonds pour les "peuples syrien et palestinien", selon leurs dires.

Ils se disent contre l'EI et leur campagne est soutenue par des religieux connus.

Après la décision américaine, leurs comptes Twitter sont devenus inaccessibles.

Le troisième n'a pas de compte Twitter et ces trois personnes n'étaient pas joignables jeudi.

La presse koweïtienne a rapporté mardi que les autorités avaient imposé des restrictions sur les collectes de fonds par des associations caritatives islamiques, dont une partie servirait à financer des organisations extrémistes.

oh/mh/cco

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