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Vol de cocaïne au siège de la police parisienne: deux policiers devant le juge

06/08/2014 10:05 EDT | Actualisé 06/10/2014 05:12 EDT

Deux policiers, soupçonnés du vol de 52 kg de cocaïne au siège de la Police judiciaire (PJ) à Paris, étaient présentés mercredi après-midi à un juge d'instruction en vue d'une éventuelle inculpation.

Le parquet a requis le placement en détention du brigadier de 33 ans interpellé samedi à Perpignan (sud) où il se trouvait en vacances et considéré comme le principal suspect.

Pendant ses quatre jours de garde à vue, ce policier "bien noté", en poste à la brigade des stupéfiants depuis plusieurs années, a nié, selon une source proche du dossier. Il a également refusé de se soumettre à un test de dépistage de consommation de stupéfiants.

Interrogé sur les sommes inexpliquées retrouvées dans son sac à dos et à son domicile parisien (près de 25.000 euros), le brigadier a affirmé avoir gagné cet argent en jouant à des jeux en ligne.

Plusieurs téléphones portables et ordinateurs ont également été saisis.

Pour le second policier, arrêté lundi et considéré comme un complice présumé, le parquet a réclamé son placement sous contrôle judiciaire. Son compte apparaissait sur des relevés bancaires du brigadier, selon une source proche du dossier.

La drogue, d'une valeur marchande de 2 millions d'euros à la revente selon les enquêteurs, n'a toujours pas été retrouvée. Entreposée depuis le 4 juillet 2014 dans la salle des scellés de la Brigade des stupéfiants, "sa disparition a été constatée le 31 juillet à 10 heures", a dit le parquet.

Le brigadier se serait rendu dans cette salle"sous des prétextes futiles" avant le vol perpétré dans la nuit du 24 au 25 juillet. Cette nuit-là, il avait été vu ressortir de la PJ par une femme policier en faction, avec des sacs pleins à ras bord.

L'une des questions reste de savoir comment le suspect, qui aurait agi seul au moment du vol, a obtenu la clé qui permet l'ouverture de la porte blindée de la salle des scellés.

Seules trois personnes ont cette clé, le directeur de la PJ, le chef d'état-major et le chef de la brigade des Stupéfiants.

"On est anesthésiés", ont commenté des sources policières au "36 quai des Orfèvres", siège légendaire de la PJ parisienne, déjà secouée par un scandale au printemps après l'inculpation de deux policiers soupçonnés du viol d'une Canadienne.

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