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Le roi de Thaïlande de retour à l'hôpital pour un bilan de santé

06/08/2014 02:29 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

Le révéré roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej, 86 ans, doit retourner mercredi à l'hôpital de Bangkok qu'il avait quitté il y a un an, pour effectuer "un bilan de santé minutieux", a indiqué le palais royal.

Le plus ancien monarque en exercice dans le monde avait quitté en août 2013 l'hôpital Siriraj de Bangkok où il vivait depuis près de quatre ans. Il avait alors rejoint, en compagnie de la reine Sirikit, le palais d'été de Hua Hin, station balnéaire au sud de la capitale.

Un an plus tard, "le temps est venu pour l'équipe des médecins royaux d'effectuer un bilan de santé minutieux qui nécessite un équipement spécial", selon une déclaration du palais lue à la télévision, qui n'a pas précisé combien de temps il resterait à l'hôpital.

Lors de son séjour à l'hôpital entre septembre 2009 et août 2013, le roi n'avait quitté que très rarement l'établissement et encore plus rarement la capitale, uniquement pour des déplacements sur une journée.

Il avait été hospitalisé pour un problème respiratoire et avait souffert ensuite de divers maux, dont un saignement mineur au cerveau en 2012.

Le monarque, vénéré par beaucoup de Thaïlandais dont certains le voient comme un demi-dieu, est considéré comme le ciment d'une nation extrêmement divisée sur le plan politique et marquée ces dernières années par des mouvements de rue parfois violents.

Il est apparu pour la dernière fois en public lors d'une cérémonie à Hua Hin pour le 64e anniversaire de son couronnement début mai, peu de temps avant le coup d'Etat militaire.

Des images de la première audience qu'il a accordée fin juillet au chef de la junte, le général Prayut Chan-O-Cha, pour l'approbation de la Constitution intérimaire, avaient été retransmises à la télévision.

La reine Sirikit, qui aura 82 ans lundi, a quant à elle quasiment disparu de la vie publique. En décembre 2012, le palais avait indiqué qu'elle avait souffert d'un accident cérébral.

La famille royale, qui n'a aucun rôle politique officiel, est protégée par une des lois de lèse-majesté les plus sévères du monde, qui prévoit jusqu'à 15 ans de prison par accusation.

bc-ask/abd/pt

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