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Indépendance de l'Écosse: un premier débat à l'avantage du « Non »

05/08/2014 11:29 EDT | Actualisé 06/10/2014 05:12 EDT
Jeff J Mitchell via Getty Images
GLASGOW, SCOTLAND - AUGUST 05: Alex Salmond (pictured) First Minister of Scotland and Alistair Darling chairman of Better Together take part in a live television debate from the Royal Conservatoire of Scotland on August 5, 2014 in Glasgow, Scotland. The two politicians are facing questions in front of 350 people during a live televised debate, they will try and influence voters before the referendum on 18th September when the nation will be asked to vote yes or no to decide whether Scotland should be an independent country. (Photo by Jeff J Mitchell/Getty Images)

À six semaines du référendum sur l'indépendance de l'Écosse, les deux camps adverses ont croisé le fer à Glasgow lors d'un débat télévisé qui s'est terminé en faveur du président de la campagne « Better Together », Alistair Darling.

Le premier ministre écossais et partisan de l'indépendance, Alex Salmond, pourtant considéré comme un meilleur orateur, a perdu des points lorsqu'il a été questionné sur la question de la monnaie. Les indépendantistes, qui veulent garder la livre sterling, ont été accusés par leurs opposants de ne pas avoir de « plan B » - une attaque qui a porté, écorchant au passage le symbole d'une Écosse indépendante prospère.

Plus offensif durant le face-à-face, l'ancien ministre britannique des Finances, Alistair Darling, a récolté 56 % des votes d'un sondage réalisé à l'issue du débat de deux heures. « Parfois il vaut mieux dire non. Si l'Écosse part, il n'y aura aucun retour en arrière possible, il n'y aura pas de deuxième chance. Dire non merci ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de changement », a-t-il déclaré pendant le débat, qui était retransmis sur la chaîne écossaise STV.

M. Darling faisait allusion à sa promesse de transférer de nouveaux pouvoirs à l'Écosse en cas de victoire du « Non », un engagement résumé par le leitmotiv maintes fois répété au cours des dernières semaines : « further devolution vs. separation ».

Le chef du camp du « Oui » a répliqué en demandant à son adversaire s'il croyait que l'Écosse était capable d'« être un petit pays qui réussit » - un piège qu'a réussi à éviter Alistair Darling, qui n'a tout simplement pas répondu à la question.

Le « Non » en avance dans les sondages

Cordiaux au départ, les échanges se sont rapidement échauffés. Le chef indépendantiste a néanmoins déridé l'audience en disant qu'il y avait « plus de pandas au zoo d'Édimbourg (deux) que de conservateurs écossais à la chambre basse du Parlement de Westminster (un seul) ».

Malgré une récente progression pour le « Oui », les derniers sondages indiquent encore une avance de 15 % pour les partisans du « Better Together », estimant que les partisans de l'indépendance représentent environ 40 % de la population.

Un deuxième débat télévisé aura lieu le 25 août. Celui-ci sera diffusé à la BBC.

Le référendum, lui, est prévu le 18 septembre.

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