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RDC: les rebelles des FDLR doivent se rendre, sous peine d'actions militaires (USA)

05/08/2014 01:41 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

Washington a prévenu mardi que les membres du dernier groupe rebelle majeur dans l'est de la République démocratique du Congo, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), devaient se rendre sous peine d'actions militaires destinées à les éliminer.

Russ Feingold, l'envoyé spécial américain dans la région des Grands lacs en Afrique, a indiqué que des dirigeants des pays de la zone allaient se rencontrer aux Nations unies jeudi pour voir comment procéder face au problème que posent les FDLR, un groupe de rebelles composé de Hutus qui ont fui le Rwanda en 1994.

"Ils vont devoir se rendre en nombre, rapidement, ou des options militaires vont être étudiées", a déclaré M. Feingold mardi en marge du sommet USA-Afrique qui se tient à Washington.

Pour lui, il n'y aurait "aucune justification" que les FDLR sollicitent des négociations politiques, et le groupe doit être démobilisé "au plus tard à la fin de l'année".

Les FDLR avaient promis de se rendre d'ici le 30 mai, mais à peine 200 combattants ont rendu leurs armes et ce processus est à présent bloqué.

"Les Etats-Unis estiment sérieusement que pour les FDLR l'option militaire doit non seulement être envisagée, mais qu'elle doit être prête à être lancée", a ajouté Russ Feingold.

"S'il y a un désir légitime des FDLR de se rendre, on essaiera de voir si c'est vrai et ces redditions doivent se produire rapidement", a-t-il aussi déclaré.

L'effectif armé des FDLR tournerait autour de 1.500 à 2.000 hommes, soit deux à trois fois moins qu'il y a cinq ans.

Deux autres groupes rebelles étaient actifs ces dernières années dans l'est de la RDC, le M23 et les Forces démocratiques alliées (ADF).

Les rebelles du M23 ont rendu les armes l'an dernier après avoir essuyé de cuisants revers contre l'armée congolaise. Selon M. Feingold, la réintégration des membres du M23 est "bien avancée" et les rebelles des ADF sont "diminués".

De son côté, le secrétaire d'Etat John Kerry a rencontré le président de la RDC Joseph Kabila lundi, à qui il avait demandé directement, lors d'une visite à Kinshasa en mai, de respecter la limite à deux mandats imposée par la loi fondamentale congolaise, dans la perspective des élections de 2016.

Pour M. Feingold cette échéance est cruciale en vue de la stabilisation de la région. "Nous pensons qu'il est dans l'intérêt de la RDC que (la loi fondamentale) soit respectée", a-t-il dit.

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