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Ligue des Champions de la CONCACAF : l'Impact amorce le tournoi avec une victoire

05/08/2014 10:08 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT
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MONTRÉAL - L'Impact a peut-être la pire équipe dans la MLS, mais le club montréalais n'est pas nécessairement le pire dans la CONCACAF.

Il l'a démontré lorsqu'il a signé une victoire de 1-0 contre le Club Deportivo FAS du Salvador sans trop forcer, mardi, à l'occasion de son premier match du tournoi rotation de la Ligue des Champions de la CONCACAF.

Marco Di Vaio a marqué le seul but du match à la 21e minute de jeu, devant les 9209 spectateurs réunis au stade Saputo.

L'attaquant italien a inscrit un des filets les plus faciles de sa carrière, alors qu'il a eu tout le temps au monde pour rediriger de la tête un centre de Felipe. En fait, il aurait pu réussir le coup assis s'il avait eu un fauteuil à sa disposition, tant il était fin seul à gauche après que ses coéquipiers eurent longuement contrôlé le ballon à l'aile droite.

«On n'en pas compté beaucoup dernièrement, alors c'était une bonne chose de marquer ce but-là», a jugé l'entraîneur de l'Impact, Frank Klopas.

Même si l'Impact a souvent construit le jeu sur l'ensemble du match — parfois de façon incisive, mais souvent en dilettante —, il n'en a pas fait assez pour mériter une victoire sur un score plus large. Ce qui n'aurait pas été à dédaigner dans un tournoi où la différence de buts fait souvent... la différence.

«On aurait pu se donner plus de confiance et de sécurité en marquant d'autres buts en première demie, mais c'est une victoire», a affirmé Patrice Bernier, qui s'est amené comme substitut en deuxième demie, à la place de Dilaver Duka.

«Peu importe comment elle est arrivée, c'est une victoire et il faut la prendre, a renchéri le capitaine, dont l'équipe est aux prises avec une série de six défaites en MLS. Si on avait été à notre meilleur, on aurait pu facilement en mettre quatre ou cinq, mais on n'est pas à notre meilleur présentement.»

Le club salvadorien se voulait une proie facile en théorie. Le FAS, qui ne fait qu'amorcer sa saison puisqu'il n'a disputé qu'un match en championnat jusqu'ici, s'est présenté à Montréal avec seulement 14 joueurs — supposément en raison de problèmes de visa — et sans son entraîneur. C'est le directeur technique Emiliano Pedrozo qui a dirigé l'équipe.

Les Salvadoriens n'ont pas été en mesure de profiter de l'expulsion de Hassoun Camara, à la 72e. Le défenseur montréalais a alors fait plusieurs pas pour ensuite se lancer, les crampons devant, en tentant de priver Raul Renderos du ballon.

«Ils ont ensuite refermé le jeu en défendant à neuf joueurs, et nos joueurs offensifs n'ont pas été en mesure de créer des espaces», a noté Pedrozo, qui a par ailleurs louangé le travail du gardien de l'Impact Evan Bush.

«Un deuxième ou même un troisième but nous aurait permis de jouer de façon plus détendue, mais il était par ailleurs important pour nous de protéger notre avance, ce que nous n'avons pas fait très bien dernièrement (en MLS)», a affirmé Klopas.

Le match de mardi fait écho à l'an dernier, alors que le onze montréalais avait également lancé sa campagne en Ligue des Champions au moyen d'un tiède gain de 1-0 à domicile, cette fois contre l'équipe B des Earthquakes de San Jose. L'Impact, alors piloté par Marco Schällibaum, avait ensuite été incapable de se qualifier pour les quarts de finale.

«L'an passé, on avait plus ou moins mis les cartes dans les mains des autres. Il faut juste aller au Salvador et obtenir le même résultat que (mardi) soir», a souligné Bernier, qui se souvient que les siens s'étaient inclinés 1-0 au Guatemala.

«C'est toujours mieux d'avoir plus de buts, mais ça ne garantit rien, a noté Camara. L'expérience de l'an dernier peut nous servir, en ce sens qu'on sait qu'il va falloir entreprendre le match (au Salvador) de la meilleure des façons et essayer de prendre le maximum de points.»

Le club montréalais et le CD FAS se retrouveront le 20 août en vue du match retour, cette fois au Salvador. Les deux affrontements contre l'autre équipe du groupe, les Red Bulls, auront lieu le 17 septembre à Montréal et le 22 octobre à New York. Seule l'équipe de tête accédera aux quarts de finale.

Le match retour en Amérique centrale sera disputé sans Klopas, qui a écopé d'un carton rouge à la 82e, mardi, pour être sorti de la zone de l'entraîneur. L'arbitre costaricain Hugo Cruz venait de multiplier les décisions contestées après le départ de Camara — cartons jaunes, but refusé à Andres Romero pour hors-jeu, une décision jugée erronée sur un ballon en touche — quand le vétéran entraîneur s'est emporté.

«Il fallait que je prenne la défense de mes joueurs. Ma boîte, on dirait, est une des plus petites que j'ai jamais vu. Souvent, on ne réalise même pas qu'on en sort», a commenté Klopas, qui a par ailleurs promis que son équipe prendrait la Ligue des Champions très au sérieux.

«Nous avons maintenant une opportunité de nous qualifier (au-delà) de la phase de groupe, et nous allons tout faire pour y arriver», a-t-il promis, en reconnaissant que la course pour une place en séries de la MLS est devenue «difficile».

L'Impact renouera avec le championnat nord-américain, samedi, alors qu'il affrontera l'Union à Philadelphie.