NOUVELLES

Liban: une fillette de 12 ans tuée par des tirs à Tripoli

05/08/2014 05:39 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

Une fillette de 12 ans a été tuée mardi lors d'échanges de tirs entre soldats libanais et hommes armés qui les attaquaient à Bab al-Tebbaneh, le fief des islamistes à Tripoli, la plus grande ville du nord du Liban, a indiqué une source de sécurité.

Lors de cet accrochage dans ce quartier sunnite, deux hommes ont été blessés, sans que la source puisse dire s'il s'agissait d'assaillants ou de civils.

Dans cette ville, où les conflits confessionnels sont récurrents, ce regain de tension est lié à la bataille que livre l'armée à des jihadistes s'étant emparés de la ville sunnite d'Aarsal, dans l'est du pays, à la frontière avec la Syrie.

Les islamistes accusent l'armée d'avoir partie liée avec la milice chiite libanaise Hezbollah, qui combat en Syrie aux côtés du régime la rébellion majoritairement sunnite.

L'échange de tirs qui a coûté la vie à la fillette a eu lieu dans la matinée après que des hommes armés ont blessé sept soldats circulant dans un bus sur l'autoroute reliant le Liban et la Syrie à Bab al-Tebbaneh, a affirmé l'armée dans un communiqué.

Durant la nuit, des tirs d'armes automatiques avaient été entendus de manière sporadique et 150 islamistes avaient manifesté devant un poste militaire à Bab Tebbaneh contre les agissements de l'armée à Aarsal. Quatre grenades avaient été lancées en direction du poste et l'armée avait riposté, blessant deux personnes, selon la même source.

Lundi, deux membres du Comité des oulémas musulmans, regroupant des cheikhs salafistes, ont été légèrement blessés ainsi que leurs deux accompagnateurs à l'entrée d'Aarsal par des tirs d'inconnus, a indiqué mardi à Tripoli le bureau de cheikh Salem Rifaï, qui faisait partie de la délégation.

Selon cette source, l'équipe se trouvait toujours mardi dans la ville pour négocier le retrait des jihadistes et la libération de 22 soldats et 20 policiers qu'ils retiennent.

Mardi, la situation était calme autour d'Aarsal, selon le photographe de l'AFP sur place.

sk/cco

PLUS:hp