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Le Koweït impose des restrictions sur les collectes de fonds

05/08/2014 04:06 EDT | Actualisé 04/10/2014 05:12 EDT

Les autorités koweïtiennes ont imposé des restrictions sur les collectes de fonds par des associations caritatives islamiques, dont une partie servirait à financer des organisations extrémistes, rapporte mardi la presse locale.

La ministre des Affaires sociales et du Travail Hind al-Sabeeh, citée par le quotidien Al-Qabas, a expliqué qu les associations caritatives devraient désormais produire en "toute transparence des documents certifiés précisant la provenance des fonds collectés et leur destination".

"Aucune collecte illégale aux dépens de la sécurité de la nation ne sera tolérée", a-t-elle averti.

Lundi, le ministère des Affaires islamiques a décidé, selon la presse, de suspendre toute collecte de fonds dans les mosquées.

Depuis 2004, le Koweït interdit toute collecte d'argent liquide pour mieux contrôler l'origine des fonds recueillis. Il exige que les contributions soient faites par le biais des banques.

Mais cette règle n'était pas toujours respectée et le Koweït était régulièrement accusé par les Etats-Unis de ne pas contrôler de manière efficace les collectes de fonds.

Le 12 mai, le ministre koweïtien des Affaires islamiques, Nayef al-Ajmi, avait démissionné après avoir été accusé par un responsable américain de soutien financier à des jihadistes.

David Cohen, sous-secrétaire américain au Trésor chargé des affaires liées au terrorisme et au renseignement financier, avait affirmé au début de l'année que "Ajmi a un passé de promoteur du jihad en Syrie".

"Son portrait a orné des posters de collecte de fonds d'un important financier du Front al-Nosra", branche syrienne d'Al-Qaïda, avait ajouté M. Cohen lors d'une conférence.

Il avait également estimé que le choix de M. Ajmi en janvier pour le poste ministériel était "un pas dans la mauvaise direction".

M. Ajmi avait admis avoir participé à des collectes de fonds pour la Syrie mais il avait affirmé qu'il avait agi "pour des raisons humanitaires et non en soutien à al-Nosra".

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