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Centrafrique: insécurité persistante dans la région de Bambari (centre)

05/08/2014 01:19 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

L'insécurité persiste à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, où la situation humanitaire reste préoccupante avec près de 30.000 déplacés dans la ville, théâtre de violents affrontements entre groupes armés à la mi-juillet, a affirmé mardi une responsable des Nations unies.

Bambari (à environ 350 km au nord-est de Bangui) "a été frappée par une série d'affrontements armés depuis fin mai", a expliqué à la presse la coordinatrice du Bureau des affaires humanitaires des Nations unies en Centrafrique, Claire Bourgeois.

Entre fin juin et fin juillet, "l'hôpital de Bambari a enregistré (...) 227 blessés par balle ou par arme blanche", a souligné Claire Bourgeois, au retour d'une mission à Bambari.

Début juillet, l'attaque la plus sanglante, menée par l'ex-rébellion Séléka sur un site de déplacés à la cathédrale Saint Joseph, avait fait 26 morts, selon la Croix-Rouge locale.

Plus de 27.000 habitants de la ville et des environs "ont fui leurs maisons", et "la majorité vit maintenant dans les trois principaux sites de la ville", a souligné Claire Bourgeois.

"L'insécurité rend difficiles les évaluations le long des principales routes dans la région", a ajouté la responsable humanitaire, estimant qu'environ 15.000 personnes sont déplacées ailleurs dans la préfecture de la Ouaka, dont Bambari est le chef-lieu.

"Je suis profondément préoccupée par la protection des personnes déplacées et des populations civiles de Bambari. Nous devons déployer les efforts pour que l'assistance humanitaire puisse arriver à tous", a-t-elle dit.

"Les habitants disent que Bambari était connue sous le nom de +la petite Suisse de la RCA+. Mais ils disent que la ville est devenue méconnaissable", a déploré Claire Bourgeois.

Les principaux protagonistes de la crise centrafricaine -- l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane et les milices anti-balaka -- ont signé fin juillet à Brazzaville un accord de cessez-le-feu.

Premier accord du genre signé après huit mois d'interminables massacres, exactions et pillages en tous genres qui ont mis le pays à feu et à sang, ce fragile cessez-le-feu semble pour le moment à peu près respecté.

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