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Armes chimiques/Syrie: visite de l'OIAC à Damas en septembre

05/08/2014 02:40 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

Une équipe de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) va se rendre en septembre à Damas pour des discussions avec le gouvernement syrien sur la destruction de son arsenal chimique, a indiqué mardi l'ambassadeur britannique à l'ONU Mark Lyall Grant.

Il s'agira notamment pour l'OIAC de discuter de certaines erreurs ou omissions éventuelles dans la liste d'armes et installations chimiques que le gouvernement syrien lui a fournie en vue de leur destruction. "Il y a de nombreuses questions techniques à prendre en compte dans cette liste", a souligné l'ambassadeur, qui préside le Conseil de sécurité en août.

L'OIAC, a-t-il rappelé, mène aussi une enquête sur des accusations d'attaques au chlore en Syrie. Paris et Washington ont accusé Damas d'avoir utilisé ce produit toxique contre l'opposition tandis que le régime a accusé les rebelles.

L'ambassadeur s'adressait à la presse après que la coordinatrice du désarmement chimique syrien pour l'ONU Sigrid Kaag eut informé à huis clos le Conseil de sécurité des progrès de ce processus.

Selon lui, Mme Kaag a précisé au Conseil que la destruction de douze anciennes usines de production d'armes chimiques en Syrie prendrait six mois environ.

Les Etats-Unis ont indiqué de leur côté avoir traité sur leur navire-usine, le Cape Ray, 60% environ des produits toxiques qu'ils avaient pris en charge. Les déchets résultant de ce traitement doivent ensuite être détruits en Allemagne et en Finlande.

Pour sa part, la Grande-Bretagne devrait avoir terminé "dans le courant de la semaine" la destruction des agents chimiques dont le traitement lui avait été confié.

Au cours des consultations, a affirmé Mark Lyall Grant, une "très nette majorité" parmi les 15 pays membres du Conseil ont soutenu l'idée que la mission conjointe de l'ONU et de l'OIAC en Syrie "devait se poursuivre pour l'instant".

Les dernières armes que Damas disait avoir en sa possession avaient quitté la Syrie fin juin, avec des mois de retard sur le programme entériné par la communauté internationale.

A l'automne 2013, un accord russo-américain sur la destruction de l'arsenal chimique syrien avait permis d'éviter une intervention militaire des Etats-Unis après que Damas eût été accusé d'avoir utilisé du gaz sarin dans une attaque ayant fait 1.400 morts.

avz/elm

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