DIVERTISSEMENT

Osheaga 2014, dimanche : Arctic Monkeys signe une superbe soirée rock (VIDÉO/PHOTOS)

04/08/2014 08:25 EDT | Actualisé 04/08/2014 10:41 EDT

Le festival Osheaga s'est clôturé de belle façon dimanche soir avec le groupe de rock britannique Arctic Monkeys, au parc Jean-Drapeau à Montréal. Il faut dire que le public était conquis d’avance.

À 21h30, les quatre membres de la formation de rock garage et de blues Arctic Monkeys sont arrivés sur les planches en envoyant leur méga succès Do I Wanna Know? La mise en scène sobre, mais fort efficace consistait essentiellement en une douzaine de petites tours crachant de généreuses charges lumineuses. Effet dramatique, quasi cinématographique, de noir et blanc (ou sépia) qui faisait penser à une esthétique des années 1950. Tout en haut, des dizaines de projecteurs crachaient des blancs, des bleus et des rouges, selon la chanson. Bien entendu, le logo (la fameuse onde musicale) de leur cinquième album AM (paru à l’automne 2013), était imprimé au mur arrière, bien à la vue.

Quant au chanteur Alex Turner, il dégageait la même allure qu’à l’habitude avec sa chemise noir et blanche (style rockabilly) et ses cheveux léchés vers l’arrière. Tout ceci avec une attitude « vintage » qui colle si bien au look étudié du groupe depuis quelque temps.

Durant 90 minutes, les rockeurs ont fait entendre un bon nombre de leurs plus récents morceaux comme Why’d You Only Call Me When You’re High?, Arabella et Knee Socks.

Les quelques dizaines de milliers de spectateurs ont également pu entendre plusieurs autres pièces tirées des moutures précédentes telles 505 (très efficace balade qui a charmé les amateurs), Dancing Shoes, I Bet You Look Good On the Dancefloor, Crying Lighting, Don’t Sit Down ‘Cause I’ve Moved Your Chair ou encore Teddy Picker.

Le travail parfois hermétique et étudié (lire propre, stylisé, chirurgical) d’Arctic Monkeys a néanmoins été très bien reçu par l’immense foule qui s’étendait devant le parterre de la scène de la Montagne. En général très énergique, la musique était cette fois mieux présentée par le groupe, que l’on a parfois taxé d’un peu trop minimaliste. Ou disons plutôt que les gars manquaient légèrement de magnétisme sur les planches par le passé. Rien à voir avec la présence convaincante du band anglais qui avait déjà offert deux prestations à Osheaga en 2007 et 2009.

De manière indéniable, le groupe Arctic Monkeys est devenu l’un des fleurons du rock contemporain et il a relevé le défi des organisateurs d’Osheaga avec brio.

The Replacements

Groupe de rock alternatif (et punk) mythique des années 1980, The Replacements jouait quelques heures plus tôt sur la même scène. Bien que les gars de la formation donnaient l’impression de ne pas toujours savoir où s’en allait le spectacle (quelques hésitations entre les morceaux, certaines interprétations brouillonnes), on peut admettre que la gang formée notamment par Paul Westerberg (chant, guitare) et Tommy Stinson (basse) sait livrer d’excellents arrangements, souvent poussés de l’avant par les guitares, qui prennent beaucoup de place dans ces morceaux mélodiques et accrocheurs, voire dansants.

Rappelons que ce groupe très respecté sur la scène indépendante s’était dissout dans les années 1990 avant de reprendre le travail il y a peu de temps.

Notons que Billie Joe Armstrong, le chanteur du très populaire groupe punk Green Day (surtout dans les années 1990 et 2000), était du spectacle. Il aime se participer aux concerts des Replacements quand c’est possible. Un peu en retrait, il a envoyé plusieurs bonnes salves de guitare électrique, il va s’en dire.

Temples, Royal Blood et Cut Copy

Nous avions déjà entendu parler du talent de la jeune formation britannique Temples, qui se produisait sur la scène des Arbres vers 18h. En fait, le groupe de rock psychédélique à la cote en Angleterre depuis un moment. Il a même été qualifié par Noel Gallagher (du groupe Oasis) et Johnny Marr (du groupe The Smith) de « meilleur nouveau groupe au Royaume-Uni (merci Wikipedia…) Quand même !

À vrai dire, c’est une belle trouvaille en ce dimanche d’Osheaga. James Edward Bagshaw (chant, guitare), Thomas Edison Warmsley (basse, chœur), Sam Toms (batterie) et Adam Smith (clavier, guitare, chœur) ont livré une très bonne performance avec leurs chansons mélodiques et vraiment bien construites issues de leur album Sun Structures. Mentionnons les morceaux Colours of Life, Move With the Season, Keep In the Dark et Mesmerise. À suivre avec beaucoup d’attention.

Sur la scène de la Vallée se donnait en spectacle le duo anglais de Brighton (formé en 2012). Bien ancré dans le rock garage, le blues et le hard, Mike Kerr (voix, basse) et Ben Thatcher (batterie) ont offert une bonne prestation bien pesante. Les premières minutes du show faisaient penser au travail de Rage Against the Machine. Ils sortiront un album à la fin août avec le gros label Warner.

Du côté de la scène Verte, le groupe de rock-électro-dance australien a fait bouger les quelque 5000 spectateurs présents, dont certains semblaient presque en transe sur les rythmes répétitifs des claviers. Le chant pop hypnotique de Dan Whitford, rempli d’énergie, ajoutait également à l’effet envoûtant. Malgré quelques morceaux un peu trop bonbon, la formation a plu à la majorité des gens dans l’audience. Il faut quand même admettre que Cut Copy a envoyé quelques chansons (comme le succès Heart On Fire) vraiment énergiques et réussies. Festif.

Mission accomplie

Sur le plan de la fréquentation et de l’organisation en général de l’événement, nous pouvons dire sans trop nous tromper que c’est mission accomplie pour cet événement musical majeur qui a vendu plus de 130 000 billets en trois jours et reçu la visite de 400 journalistes.

Le dixième festival Osheaga est prévu du 31 juillet au 2 août 2015.

Osheaga Jour 3


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