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GB: le vice-Premier ministre veut limiter l'immigration européenne

04/08/2014 12:10 EDT | Actualisé 03/10/2014 05:12 EDT

L'immigration au Royaume-Uni en provenance de pays rejoignant l'Union européenne devrait être limitée, va plaider lundi dans une allocution le vice-Premier ministre britannique, en lançant un débat crucial sur l'immigration et l'Europe neuf mois avant l'élection générale.

Selon la copie du discours que l'AFP a pu obtenir, le leader des Libéraux-Démocrates, Nick Clegg, qui participe à la coalition gouvernementale au Royaume-Uni, va proposer un renforcement du système européen d'intégration actuel.

Dans celui-ci, les nouveaux membres doivent attendre jusqu'à sept ans avant que leurs citoyens aient le droit de vivre et travailler dans d'autres pays de l'UE. M. Clegg souhaite un allongement de cette durée, qu'il justifie par des différences économiques entre les Etats.

Les nations comme le Royaume-Uni devraient en outre avoir le droit de freiner les entrées aux frontières si le nombre de migrants est trop important une fois le délai dépassé, argue le vice-Premier ministre dans son discours.

"C'est bien normal - et je dis cela en tant que pro-Européen - que nous réformions la liberté de mouvement pour refléter ces réalités", estime-t-il. "Il ne s'agit pas de fermer la porte, mais de stabiliser le flux de personnes entrant au Royaume-Uni de manière prudente et honnête".

"Il est dans l'intérêt de tous ceux qui vivent ici - qu'ils soient natifs du Royaume-Uni ou non - d'être assurés que, lorsqu'un nouveau membre rejoint l'UE, il n'y ait pas de surprises et de craintes à avoir".

Parmi les candidats actuels à une entrée dans l'UE figurent l'Albanie, l'Islande, le Montenegro, la Serbie et la Turquie, mais le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a prévenu qu'il n'y aurait pas de nouvelle adhésion au cours des cinq prochaines années.

Les sondages montrent que l'immigration est une préoccupation majeure des électeurs britanniques en vue de l'élection générale de mai 2015.

Placé sous pression par la montée du Parti pour l'indépendance UKIP, eurosceptique, le Premier ministre David Cameron a promis de renégocier les liens du pays avec Bruxelles et d'organiser un référendum sur l'appartenance à l'UE en 2017 s'il est réélu.

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