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Gaza: efforts égyptiens pour une trêve de 3 jours à partir de mardi (responsable palestinien)

04/08/2014 02:13 EDT | Actualisé 04/10/2014 05:12 EDT

L'Egypte tente de faire accepter une trêve de 72 heures à Gaza qui commencerait mardi, a annoncé lundi un responsable palestinien quelques heures après que le Hamas a critiqué le refus israélien d'envoyer une délégation au Caire.

Une délégation palestinienne, composée notamment de responsables du Hamas et de l'Autorité palestinienne que dirige Mahmoud Abbas, est tombée d'accord dimanche sur un ensemble de demandes pour une trêve avec Israël, parmi lesquelles la levée du blocus imposé à Gaza depuis 2006.

"L'Egypte dirige des efforts internationaux pour une trêve humanitaire de 72 heures et un cessez-le-feu bilatéral à partir de 08H00 (05H00 GMT) demain (mardi)", a déclaré lundi au Caire un membre de la délégation, ajoutant que toutes les factions palestiniennes avaient accepté cette proposition.

"Peut-être annoncerons-nous un cessez-le-feu dans les prochaines heures", a pour sa part déclaré à une radio palestinienne un autre membre de la délégation, Ziad El-Nakhale, qui représente le Jihad islamique.

L'Egypte, médiateur habituel dans les conflits qui opposent le Hamas à Israël, avait proposé dès les premiers jours de l'offensive israélienne sur la bande de Gaza un cessez-le-feu accepté par Israël mais rejeté par le mouvement palestinien qui contrôle cette enclave.

Le Caire a invité la semaine dernière des délégations israélienne et palestinienne pour des négociations en vue d'une trêve.

- Pas de délégation israélienne -

Mais Israël a refusé d'envoyer une délégation après avoir fait porter au Hamas la responsabilité de l'échec d'un cessez-le-feu vendredi. Un refus qui, pour le Hamas, n'est qu'une façon de ne pas avoir à répondre de ses actes à Gaza.

Les Israéliens veulent "éviter de venir (au Caire) car ils ne veulent pas devoir répondre de leurs massacres à l'encontre du peuple palestinien qui vont en s'intensifiant", a jugé lundi Ezzat al-Rishq, haut responsable du Hamas membre de la délégation palestinienne.

Mais, "qu'ils (les Israéliens) viennent ou pas, ils ne peuvent pas échapper (à leurs responsabilités) et le peuple palestinien uni les poursuivra devant la Cour pénale internationale", a-t-il ajouté.

Israël a observé lundi une trêve unilatérale de sept heures, entre 10H00 et 17H00 locales (07H00 et 14H00 GMT) dans la majeure partie de la bande de Gaza après l'indignation internationale suscitée notamment par une nouvelle frappe sur une école de l'ONU dimanche.

La délégation palestinienne est parvenue dimanche à une position commune concernant ses demandes pour un cessez-le-feu pérenne dans le conflit avec Israël qui a déjà fait plus de 1.850 morts côté palestinien depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne sur la bande de Gaza.

- 'Pas de retour au blocus' -

Parmi celles-ci figurent notamment le retrait des troupes israéliennes de Gaza, la fin du blocus imposé à l'enclave palestinienne, l'ouverture des points de passage aux frontières, l'élargissement de la zone de pêche autorisée à 12 miles nautiques et la libération de prisonniers palestiniens.

"Il y a un consensus entre toutes les factions palestiniennes sur le fait que Gaza ne peut pas retourner à un blocus", a déclaré M. Rishq. "C'est un droit naturel du peuple de Gaza de vivre (libre) comme n'importe quel autre peuple dans le monde", a-t-il souligné.

"Les responsables égyptiens vont essayer de faire pression directement auprès de l'autre côté (israélien) pour que ces demandes soient exaucées, et Israël pourrait rectifier sa position et envoyer une délégation à la dernière minute", a-t-il ajouté.

Selon l'agence officielle égyptienne Mena, les demandes ont été transmises lundi au chef des renseignements égyptien qui doit ensuite les faire parvenir à Israël.

Azzam al-Ahmed, à la tête de la délégation palestinienne, a également exprimé l'espoir qu'Israël envoie finalement des représentants au Caire.

Ceci pourrait aider "l'Egypte à jouer son rôle pour mettre fin à l'agression (israélienne à Gaza) et pour exaucer les demandes palestiniennes grâce aux négociations que (Le Caire) mène avec les deux parties" en conflit, a-t-il déclaré à la presse.

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