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Turquie/présidentielle: rassemblement massif des partisans d'Erdogan à Istanbul

03/08/2014 03:31 EDT | Actualisé 03/10/2014 05:12 EDT

Des dizaines de milliers de partisans du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan se sont rassemblés dimanche à Istanbul, la plus grande ville de Turquie, pour son dernier meeting de campagne une semaine avant l'élection présidentielle.

M. Erdogan, qui est quasiment assuré de remporter ce scrutin pour devenir le douzième président de la Turquie moderne, avait organisé ce rassemblement dans la banlieue stanbouliote de Maltepe.

Brandissant des drapeaux affichant le slogan de sa campagne "Volonté nationale, pouvoir national" et portant des casquettes de baseball avec l'inscription Erdogan, des dizaines de milliers de personnes ont afflué dans un immense complexe sportif en plein air.

"Ce sera peut-être notre dernier meeting à Istanbul. Mais je ne dis pas adieu à Istanbul, je ne vous dis pas adieu", s'est exclamé M. Erdogan d'une voix enrouée.

"Si Dieu le veut, mon voeu est d'être enterré dans cette ville. Je suis ici non pas en tant que Premier ministre, pas en tant que candidat à la présidence, mais en tant qu'Erdogan de Kasimpasa", a-t-il déclaré, faisant allusion au quartier déshérité d'Istanbul où il a passé sa jeunesse.

"Nous sommes venus ici non pas pour être maîtres de la nation mais pour servir cette nation", a-t-il ajouté.

M. Erdogan a attaqué son principal rival, Ekmeleddin Ihsanoglu, ancien président de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), et a assuré qu'une "nouvelle Turquie" allait remporter l'élection du 10 août.

"Il se fait appeler le professeur", a-t-il dit d'Ihsanoglu, un intellectuel au ton conciliant.

"Il peut parler trois langues. Etes-vous à la recherche d'un interprète ? Si nous étions à la recherche d'un interprète, il y a plusieurs personnes qui peuvent parler au moins cinq langues! Je peux faire ce travail avec mon propre interprète", a ironisé M. Erdogan.

M. Erdogan, qui est Premier ministre depuis 2003, a ajouté: "Cet individu (Ihsanoglu) ne connaît absolument rien à la politique".

La plus grande incertitude dans ce scrutin, le premier d'un président au suffrage universel en Turquie, est de savoir si M. Erdogan va gagner dès le premier tour ou si un second tour sera nécessaire.

La performance du troisième candidat Selahattin Dermirtas, soutenu par un parti pro-kurde, et qui a organisé rassemblement à Istanbul quelques heures avant celui de M. Erdogan, pourrait être cruciale.

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