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Libye : les Egyptiens évacués peu à peu, calme à la frontière tunisienne

03/08/2014 07:34 EDT | Actualisé 03/10/2014 05:12 EDT

Les milliers de réfugiés égyptiens fuyant les combats en Libye étaient peu à peu évacués via la Tunisie dimanche après des jours d'attente et de tension du côté libyen de la frontière, selon des journalistes de l'AFP.

Des bus ont transporté plusieurs dizaines d'entre eux depuis samedi après-midi du poste-frontière de Ras Jedir vers l'aéroport de Djerba, à une centaine de kilomètres plus au nord, où des vols doivent les conduire en Egypte.

Une centaine d'autres attendaient à la mi-journée qu'un car viennent les transférer vers l'aéroport pour être rapatriés, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Selon le ministre égyptien de l'Aviation civile, Mohamed Hossam el-Dine, 1.796 personnes ont été conduites à Djerba et 1.355 autres doivent encore l'être dimanche, cinq vols étant prévus vers l'Egypte sur la journée, a rapporté l'agence de presse officielle égyptienne.

Quelque 6.000 personnes étaient dans l'attente d'un rapatriement samedi soir. Ni la Libye, ni l'Egypte, ni la Tunisie n'ont indiqué dimanche combien d'entre eux attendaient encore une évacuation.

Tunis refuse d'accueillir les non-Libyens si ceux-ci ne peuvent pas prouver qu'ils quitteront immédiatement le territoire tunisien.

Le gouvernement a prévenu qu'il n'était pas en mesure d'accueillir en masse des réfugiés étrangers, de nombreux ressortissants arabes et asiatiques travaillant en Libye, comme cela avait été le cas en 2011, lors de la guerre civile qui a conduit à la chute du colonel Mouammar Kadhafi.

Le poste frontière de Ras Jedir avait été fermé vendredi et en partie samedi après de violents heurts entre des garde-frontières libyens et des centaines d'Egyptiens qui ont tenté de forcer la passage vers la Tunisie.

Dimanche, le point de passage fonctionnait normalement. L'affluence est cependant bien moindre que celle constatée tout au long de la semaine lorsque des milliers de personnes ont fui la Libye.

La Libye est le théâtre depuis la mi-juillet d'affrontements meurtriers entre diverses milices à Tripoli, la capitale, et à Benghazi, ville de l'est dont la principale base militaire est tombée aux mains de groupes jihadistes.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011 après huit mois de rébellion soutenue par les Occidentaux, les autorités libyennes ne parviennent pas à contrôler les dizaines de milices formées d'ex-insurgés qui font la loi dans le pays, en l'absence d'une armée et d'une police régulières bien entraînées.

kl-alf/emb

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