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Israël bombarde Rafah à la recherche du soldat disparu: 35 Palestiniens tués (PHOTOS)

02/08/2014 04:30 EDT | Actualisé 02/10/2014 05:12 EDT
SAID KHATIB via Getty Images
Smoke billows following an Israeli military strike east of Rafah in the southern Gaza Strip, on August 1, 2014. Israeli shelling killed eight people in southern Gaza, medics said, just hours after a 72-hour humanitarian ceasefire took effect. AFP PHOTO/ SAID KHATIB (Photo credit should read SAID KHATIB/AFP/Getty Images)

JÉRUSALEM - Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a laissé entendre que le Hamas «paiera un prix intolérable» s'il continue à tirer des roquettes sur Israël, et que les troupes nationales seront en opération aussi longtemps que nécessaire afin de ramener le calme pour les citoyens israéliens.

Au cours d'un discours télévisé, le chef du gouvernement de l'État hébreu a aussi suggéré que l'armée réévaluerait son opération à Gaza une fois que les soldats auront complété la destruction des tunnels du Hamas sous la frontière entre Gaza et Israël. M. Nétanyahou a déclaré qu'une fois les tunnels détruits, «l'armée se préparera à la suite des opérations en fonction de nos besoins sécuritaires, et seulement en fonction de nos besoins sécuritaires». Toutes les options demeurent sur la table, précise-t-il. Plus tôt, samedi, un responsable israélien a indiqué que l'État ne s'engagerait pas pour l'instant dans des discussions sur une trêve avec le Hamas, dans le cadre d'un processus parrainé par l'Égypte.

Samedi, toujours, les soldats et les chars israéliens se sont retirés d'un secteur central de la bande de Gaza pour se rapprocher de la frontière, tandis que l'armée a autorisé les civils à retourner dans une ville du nord de l'enclave palestinienne durement touchée par les affrontements.

Les informations rapportées samedi par les médias israéliens laissent penser que l'armée envisage de se retirer unilatéralement de la bande de Gaza et de déclarer la victoire, après 26 jours de conflit qui ont coûté la vie à plus de 1700 Palestiniens.

Le gouvernement israélien, qui a perdu 63 soldats et trois civils depuis le début des hostilités, n'a pas immédiatement commenté ces allégations, mais cette stratégie a déjà été employée par Israël lors de précédents conflits dans la bande de Gaza.

Par ailleurs, au moins 72 Palestiniens ont été tués par les bombardements et les tirs d'artillerie de samedi, dont plusieurs dans et autour de la ville de Rafah, où les troupes israéliennes recherchaient un soldat qui, craignaient-elles, avait été enlevé par des militants.

Ailleurs dans la bande de Gaza, les autorités palestiniennes ont rapporté plus de 150 frappes aériennes samedi, notamment contre plusieurs mosquées et l'Université islamique de Gaza, contrôlée par le Hamas. Les tirs d'artillerie lourde se poursuivaient dans les zones frontalières.

L'armée israélienne a indiqué avoir frappé 200 cibles au cours des dernières 24 heures. L'armée a précisé avoir notamment visé cinq mosquées où des armes étaient entreposées ainsi que l'Université islamique, qui aurait servi de centre de recherche et de fabrication d'armes pour le Hamas.

L'armée a également informé le résidants de Beit Lahiya qu'ils pouvaient retourner chez eux samedi, tout en prévenant qu'il y avait «des explosifs disséminés dans la zone par le Hamas».

L'armée n'a pas dit si cela signifiait la fin des hostilités à Beit Lahiya, se contentant de préciser qu'il y aurait une «diminution» de l'intensité des affrontements dans le secteur.

Des résidants ont toutefois exprimé leurs craintes de rentrer chez eux.

«Nous avons peur parce que nous ne pouvons pas leur faire confiance, a déclaré un résidant de Beit Lahiya, Assad Ghanam, au sujet de l'armée israélienne. Mon oncle et sa femme sont retournés dans le secteur pour nourrir leurs poules et leurs animaux après un précédent cessez-le-feu. Et ils ont été tués tous les deux.»

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