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Irak: plus de 45 personnes tuées par les jihadistes dans des combats

02/08/2014 10:08 EDT | Actualisé 02/10/2014 05:12 EDT

Des jihadistes de l'Etat islamique (EI) ont tué 16 combattants kurdes dans le nord de l'Irak et 30 membres de forces pro-gouvernementales dans des combats dans le reste du pays, ont annoncé des responsables samedi.

Les jihadistes ont attaqué vendredi un barrage et une installation pétrolière près de la ville de Mossoul (nord), dont ils se sont emparés début juin. Mais les forces kurdes peshmergas déployées dans la région les ont repoussés.

Les jihadistes ont "attaqué un poste peshmerga à Zoumar et de violents combats ont éclaté", a déclaré à l'AFP un responsable de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK).

Quatorze Peshmergas ont été tués, selon cette source, un bilan confirmé par un haut gradé des forces kurdes.

Selon le responsable de l'UPK, les Peshmergas ont tué "environ 100" jihadistes, et en ont capturé 38 au cours de ces combats qui ont duré plusieurs heures.

Après le début de l'offensive des insurgés menés par l'EI, les forces kurdes sont entrées à Zoumar, avant-poste majoritairement kurde situé au nord-ouest de Mossoul.

Les jihadistes, qui étaient déjà présents en Syrie, ont lancé le 9 juin une offensive fulgurante qui leur a permis de s'emparer de vastes pans du territoire irakien. Le groupe ultra radical a proclamé fin juin un califat sur les territoires qu'il contrôle, à cheval sur la Syrie et l'Irak.

Aux premiers jours de l'offensive, l'armée irakienne, complètement dépassée, s'est retirée de plusieurs zones disputées de longue date entre les Kurdes et Bagdad, dont les Peshmergas se sont emparés.

Deux autres Peshmergas ont été tués samedi dans des combats dans la région proche de Kasak, près d'un poste-frontière avec la Syrie, a déclaré à l'AFP un haut responsable peshmerga.

Les troupes kurdes se sont temporairement retirées de ces deux zones pour permettre à l'armée irakienne de bombarder les positions de l'EI à Zoumar et près du poste-frontière, a ajouté ce responsable.

Par ailleurs, au moins 23 membres de forces pro-gouvernementales ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi quand l'EI a attaqué au mortier leurs positions à Jourf al-Sakhr, au sud de Bagdad.

Onze soldats et 12 membres de la milice chiite Assaib Ahl al-Haq, alliée de Bagdad, ont été tués, selon un officier et un médecin militaire.

L'armée a ensuite lancé une opération contre l'EI à Jourf al-Sakhr et dans les localités proches d'Al-Hamya et Latifiya, au cours de laquelle sept autres soldats ont été blessés, ont ajouté ces sources, affirmant que 37 jihadistes avaient été tués.

Jourf al-Sakhr est stratégiquement située sur l'Euphrate, sur une route reliant des bastions insurgés dans l'ouest à des villes saintes chiites au sud de Bagdad. Si les insurgés y réussissent une percée, ils se rapprocheront ainsi de Kerbala et resserreront leur étau autour de la capitale en coupant la route principale en direction du sud.

Par ailleurs, un attentat à la voiture piégée samedi contre un centre de recrutement d'une milice chiite à Balad, au nord de Bagdad, a également tué cinq volontaires et en a blessé 16 autres, selon la police.

Plus au nord, à Samarra, deux policiers ont été tués dans l'explosion d'une bombe, selon des sources médicales et de la police.

Et dans la ville de Daqouq, située un peu plus au nord, sur ce même important axe routier, un raid aérien visant l'EI a tué six civils, selon un responsable.

Le représentant spécial de l'ONU à Bagdad, Nickolay Mladenov, a exprimé vendredi sa préoccupation au regard du nombre élevé de victimes civiles des violences dans le pays.

Celles-ci ont fait 1.737 morts en juillet, dont 1.186 civils, selon l'ONU

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